Cameroun : plus de 13℅ de personnes souffrantes d’ infections rénales 

Plus de 13℅ de personnes souffrantes d’ infections rénales au Cameroun | Ph. Illustration

C’est le constat fait par l’association camerounaise des insuffisants rénaux dialysés transplantés à l’occasion la célébration de la journée mondiale du rein ce 09 mars. Cette association organise une campagne de sensibilisation à Yaoundé.

L’insuffisance rénale est une maladie qui entraîne la détérioration graduelle et irréversible de la capacité à filtrer le sang et à excréter certaines hormones. Ils sont près de 600 millions de personnes adultes dans le monde qui souffrent d’insuffisances rénales. Soit un adulte sur dix par an selon l’organisation mondiale de la santé (OMS). Au Cameroun, cette pathologie (troisième cause de mortalité) tue 13,2 de la population.

Plusieurs patients rencontrés à l’hôpital général de Yaoundé racontent leur quotidien. « Quand je viens faire la dialyse je prie parce que quand on te met dans la machine, on te fait des injections et tu peux faire des crises. A chaque fois quand j’y vais je ne suis pas sûr de rentrer chez moi » explique Fabrice.

Le coût de la dialyse est supporté en grande partie par le gouvernement à raison de 12 millions de francs par malade par an. Le malade atteint d’insuffisance rénale dépense par mois 150 000 francs pour ses soins. Même l’apport est énorme, le coût est toujours assez important pour les malades. « Je dépense 250000 francs à chaque séance. C’est difficile pour moi qui ne travaille pas. »

En plus de ça, les insuffisants rénaux sont soumis à un régime très strict. Il leur est proscrits tout aliment comportant du potassium. « Je ne dois pas manger des fruits comme l’avocat et la banane. Et on dit souvent que l’eau c’est la vie mais pour nous ça peut nous conduire à la mort. Je dois boire deux bouchons d’eau avant le repas. »

Pour éviter d’être atteint de cette maladie, le docteur Jon, néphrologue, parle de plusieurs méthodes de préventions. Elle peut être primaire c’est-à-dire prendre en charge les patients à risque : les dépister pour éviter qu’il arrive au stade de la maladie rénale. Il est recommandé aux personnes atteintes d’obésité et aux diabétiques de bien faire leur suivie, boire au moins 2 litres par jour et éviter de fumer. Dans le cas contraire, elle peut aboutir à des complications mortelles c’est-à-dire à une insuffisance rénale terminale ou de décès cardiovasculaire. La pratique régulière d’une activité physique est également fortement recommandée.

© CAMERPOST par Alain Ghislain Kanga