Cameroun : Plus de 1.500 civils et militaires tués dans les attaques de Boko Haram

15 terroristes de Boko Haram tués par l’armée camerounaise | © Reuters/Illustration
Plus de 1.500 civils et militaires tués dans les attaques de Boko Haram | © Reuters/Illustration

Plus de 1.500 civils et militaires camerounais ont été tués depuis trois ans dans les attaques lancées par la secte islamiste nigériane Boko Haram, a rapporté dimanche le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

Après une série d’enlèvements de civils et de responsables religieux l’année précédente, Boko Haram a entamé l’offensive armée visant la création d’un califat islamique en 2014 au Cameroun, contrée par la coalition militaire formée par ce pays d’Afrique centrale avec le Nigeria, le Tchad, le Niger dans le cadre de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT), avec la participation du Bénin.

Deux ans après, les attaques massives ont cessé mais le groupe armé qui a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) active en Libye et au Moyen-Orient continue de commettre ses actes de terrorisme sur le sol camerounais à travers des incursions sporadiques et des attentats suicides, notamment dans la région de l’Extrême-Nord.

A ce jour, le bilan fait état de “plus de 1.500 civils et militaires égorgés, décapités et mutilés”, selon le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, dénonçant dimanche ces tueries.

Selon les Nations Unies, le Cameroun est le deuxième pays après le Nigeria, le plus touché par la crise du lac Tchad causée par Boko Haram, avec environ 210.000 déplacés internes et près de 75.000 réfugiés nigérians dans le pays.

L’ONG de défense des droits de l’Homme Amnesty International a, dans plusieurs rapports, accusé l’armée camerounaise de commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’égard de populations de l’Extrême-Nord soupçonnées de liens avec la secte islamiste.

A chaque fois, le gouvernement a rejeté ces accusations et critiqué l’ONG internationale, l’accusant à son tour de prendre fait et cause pour des terroristes ayant plongé une partie du territoire camerounais dans la terreur et la misère.

Source : © Xinhua

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