Cameroun – Planning familial : Le Minsanté appelle à l’implication de tous – 26/02/2015

André Mama Fouda, le ministre camerounais de la Santé. Photo: Services du Premier ministre, portail du gouvernement
André Mama Fouda, le ministre camerounais de la Santé.
Photo: Services du Premier ministre, portail du gouvernement

Au cours d’un point de presse mercredi à Yaoundé, André Mama Fouda a invité toutes les parties prenantes à s’investir dans l’espacement des naissances.

Les chiffres liés à la mortalité maternelle au Cameroun sont alarmants. Une enquête démographique réalisée en 2011 a révélé que sur 100 000 naissances, on enregistre 782 décès maternels. Une situation qui a des conséquences néfastes sur les  familles. Et c’est pour y remédier que le ministre de la Santé publique a lancé mercredi à Yaoundé, lors d’un point de presse, la semaine du repositionnement de la planification familiale au Cameroun sur le thème : « Ton avenir, ton choix, ta contraception ». Pour un accompagnement sans faille dans ce processus, le Minsanté était accompagné du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary et du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa.

Au cours de cette rencontre avec la presse, André Mama Fouda a réitéré que la planification familiale reste la voie salutaire pour réduire la mortalité maternelle. C’est dans cette perspective qu’il a déroulé les actions initiées par le gouvernement camerounais dans la mobilisation de tous les acteurs impliqués. Il s’agit, entre autres, du plan stratégique de santé de la reproduction, maternelle, néonatale et infantile 2014-2020, du plan opérationnel de planification familiale 2015-2020, du plan stratégique de la sécurisation des produits contraceptifs 2015-2020. L’objectif étant d’augmenter la prévalence contraceptive de 16,1% en 2011 à 30% d’ici 2020, tout en rappelant que la planification familiale n’est pas synonyme de limitation de naissances, mais qu’elle a pour objectif de les espacer pour laisser le temps à la femme de se reconstituer. Et pour mettre les hommes et les femmes au même niveau, la communication reste une condition sine qua non pour éviter les suspicions, avoir un enfant au moment voulu et éviter les avortements à risque de l’ordre de 75%.

Sur le plan économique, le Minsanté indique, par ailleurs, que la planification familiale est aussi une stratégie appropriée pour améliorer les indications de développement socioéconomique, y compris celle du Pib par tête. D’où les actions à fort impact engagées par le Minsanté : l’acquisition des contraceptifs en quantité et en qualité pour répondre aux besoins du pays avec une ligne budgétaire spécifique, la formation du personnel travaillant déjà dans les formations sanitaires en planification familiale, la formation des sages-femmes, l’harmonisation des coûts des contraceptifs depuis août 2014 pour un meilleur accès des groupes vulnérables et la création cette année de huit nouveaux centres spécifiques à la santé de la reproduction de l’adolescent avec l’appui de l’UNFPA. Et le Minproff d’inviter tous les chefs de famille à une adhésion massive aux méthodes contraceptives.

Source : © Cameroon Tribune

Par Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG

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