Cameroun : Plaidoyer pour la prise en charge des victimes d’AVC

Séance de kinésithérapie par une victime d'AVC | Illustration
Séance de kinésithérapie par une victime d’AVC | Illustration

Le sujet a été débattu à Douala au cours d’une causerie éducative organisée par l’association Azur vigilance Cameroun (Avic). Des professionnels de la santé, neurologues, malades et CAMERPOST y ont pris part.  Les échanges visaient à sensibiliser les populations de la ville de Douala sur les facteurs de risques et les mesures de prévention.

Une causerie qui a cours au moment où l’accident vasculaire cérébral continue à donner des sueurs froides aux médecins. Ces derniers qui décrient le manque d’infrastructures dans des formations sanitaires pour un meilleur suivi des personnes touchées. Il a été question au-delà du plaidoyer lancé à l’endroit des pouvoirs publics invités à tout mettre en œuvre pour la prise en charge des malades, de proposer des pistes aux patients pour mieux vivre.

A ce propos, l’organisateur pense que « la prévention et la sensibilisation restent les moyens pour soigner l’Avc au Cameroun. Il urge de contrôler les facteurs de risques, d’accompagner psychologiquement les patients ». D’autant plus que les Avc ont des conséquences très variables. Plus de la moitié des gens en gardent des séquelles. Environ 1 individu sur 10 récupère complètement. On apprend aussi que la gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. Plus la région privée d’oxygène est grande, plus les séquelles risquent d’être importantes. À la suite d’un Avc, certaines personnes auront de la difficulté à parler ou à écrire (aphasie) et des problèmes de mémoire. Elles pourront aussi être atteintes d’une paralysie plus ou moins importante du corps.

D’après l’association Avic, « un accident vasculaire cérébral se produit toutes les cinq secondes dans le monde ». Au Cameroun, le phénomène touche de plus en plus d’individus et représente l’une des causes de mortalité dont la courbe ne cesse de grimper, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Tout comme il est considéré comme une cause de handicap acquis de l‘adulte. Et la seconde cause de décès chez les adultes après le Vih Sida.

Avic est une association qui poursuit les objectifs suivants: informer pour prévenir et mieux prendre en charge ; interpeler les pouvoirs publics sur la nécessité d’une formation appropriée des médecins et des personnels paramédicaux ; amener les pouvoirs publics à considérer l’Avc comme un problème de santé publique ; apporter une aide et un soutien aux patients et à leur entourage.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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