Cameroun: plaidoyer pour l’instauration d’une 2ème session du Baccalauréat

Cameroun: plaidoyer pour l’instauration d’une 2ème session du Baccalauréat

Alain Mejoussi fait partie de ces enseignants qui pensent que l’heure est venue d’instituer au Cameroun comme dans certains pays d’Afrique à l’instar du Bénin, de la Côte d’ivoire, une deuxième session du Baccalauréat. Les raisons avec CAMERPOST.

Des textes ratifiés et qui coincent le Cameroun

Selon l’enseignant de mathématiques à Douala, dans de nombreux pays européens et africains, la loi prévoit des sessions de rattrapage ou des sessions de remplacement   pour offrir une seconde chance aux candidats qui n’auraient pas composé le baccalauréat indépendamment de leur volonté. Revenant sur le Cameroun, il est signataire et partie prenante de plusieurs conventions et instruments internationaux sur l’éduction : – la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE), adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989 ; – Déclaration mondiale sur l’Education pour tous, adoptée en 1990 à Jomtien (Thaïlande) ; – Le forum mondial sur l’Education   tenu à Dakar en 2000.

Les recommandations de ces fora disent en substance que l’Education pour tous devrait prendre en considération  «  les besoins des pauvres et des plus défavorisés, notamment des enfants qui travaillent, des populations rurales et nomades éloignées, des minorités ethniques et linguistiques, des enfants, jeunes et adultes victimes de conflits, souffrant du VIH et du sida, de la faim et d’un mauvais état de santé… »

« Combien de candidats camerounais sont souvent absents durant les examens (officiels)     tels que le BAC, le BEPC, LE CAP…? D’après les statistiques que j’ai estimées à partir du Classement OBC des meilleurs établissements (2016), plus de 3100 candidats ont été absents aux examens OBC en 2016. Quels en sont les motifs ? Ces questions qui taraudent mon esprit depuis quelques années méritent que les autorités concernées s’y penchent », lance l’interlocuteur.

Donner une deuxième chance aux élèves méritants

Ce dernier estime qu’il faut donner une deuxième chance via une telle session de Baccalauréat aux candidats qui, pour des motifs involontaires (santé, accidents…) n’ont pas pu composer leurs examens en fin d’année scolaire. Pour cela, Alain Mejoussi suggère  de créer une commission constituée d’enseignants, de juristes, de médecins et d’universitaires…pour réfléchir et proposer des textes sur le sujet ; Créer 10 centres correspondants à 10 régions du Cameroun pour gérer les sessions de rattrapage.

« Les mois d’août et septembre peuvent être retenus respectivement  pour le BEPC et le BAC. Ces candidats recalés doivent obtenir une dérogation spéciale afin de s’inscrire à l’université en attendant les résultats du rattrapage du BAC. Le forum national de l’éducation qui est annoncé doit avoir aussi comme thème la question du rattrapage » dit-il avant de conclure : « pour terminer, le système éducatif camerounais se veut de plus en plus inclusif, malheureusement, son système d’évaluation demeure encore très peu inclusif ».

© CAMERPOST par Linda

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