Cameroun : un piéton tué dans un accident de circulation

Une vue du véhicule impliqué dans l’accident | © CAMERPOST / Augustin TACHAM

La violence du choc n’a laissé aucune chance au piéton qui tentait de traverser la route. Les témoins accusent l’état de celui-ci et la vitesse du véhicule.

Triste début de semaine en plein centre de la cité capitale. La scène macabre a eu lieu très tôt ce matin, du lundi 6 mars 2017. C’est au lieu dit Pont, au quartier Emana, pénétrante nord de la ville de Yaoundé. 

Lundi de deuil

De loin l’on aperçoit un embouteillage qui annonce une irrégularité. De près, une silhouette humaine couverte d’un drap marron. Une marre de sang, sort du tissu au niveau de la tête, des chaussures posées à côté du corps inerte.

La population est curieuse, des visages médusés, des membres de la famille en larmes. La circulation est lente et permet au passant de savoir ce qui se passe. Un peu plus loin, un véhicule de campagne, plein de paniers de tomates à l’arrière. A l’avant, des vitres brisées sur lesquelles quelques traces de cheveux et un peu de sang sur le capot.

Selon les témoins rencontrés sur place, l’homme a été fauché au moment de vouloir grimper sur les balustres qui séparent cette voie à double sens. Objectifs, retrouver une connaissance, qu’il a aperçu de l’autre côté et qui l’attendait, explique un témoin.

Mais visiblement, selon plusieurs témoins, les forces de la victime, ne lui permettaient de grimper aisément. Il a d’ailleurs tenté de monter sur l’obstacle à plusieurs reprises, attirant l’attention des témoins sur la scène. Une manœuvre dangereux sur cette ligne, où les véhicules filent à tombeaux ouverts.

Mais de loin, venait le pick up à l’image, en provenant de l’ouest-Cameroun, à vive allure. « A la vitesse de l’éclair et c’était fini» s’est exclamé un témoin.

Selon un proche tout en larmes, il venait d’une veillée. Et, il poursuit, qu’ils ont passé toute la nuit et chacun devait se préparer pour le cimetière afin d’accompagner l’un des leurs décédé. Il avoue que la nuit a été arrosée de spiritueux traditionnelle, originaire du grand-nord du pays, communément appelé « bilibili ».

L’Histoire se répète

La dernière actualité dans cette zone, s’est produite le 15 février 2017, des entrées Olembé-école et du nouveau stade à la sortie nord de la capitale. Ce jour-là en plein après-midi, s’était produit un carambolage des camions des jeunes recrues de la gendarmerie nationale en partance pour la formation au camp militaire de Koutaba dans l’ouest du pays. Heureusement aucune perte en vie humaine, mais près de 70 blessés.

La chance des élèves gendarmes n’avait pas été la même, que celle des 15 tués du 23 décembre 2015 à peu près 2 kilomètres de là eu lieu cet accident mortel du 6 mars. Les premiers constats établissaient des signes de vieillesse de la remorque de type plateau qui a tout broyé sur sur passage au lieu-dit, Olembé-Entrée école. La broyeuse humaine avait perdu son système de freinage et chauffeur avait perdu le contrôle de son véhicule avant de foncer sur la foule des passants et commerçants ambulants qui jonchaient ce petit marché du carrefour.

La prudence, on ne le dira jamais assez à l’endroit des usagers de la route.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM