Cameroun : Pourquoi le pays se raidit face à la crise centrafricaine

Des casques bleus de la mission de l'ONU en Centrafrique en patrouille dans les rues de la capitale Bangui | © MINUSCA / Illustration
Des casques bleus de la mission de l’ONU en Centrafrique en patrouille dans les rues de la capitale Bangui | © MINUSCA / Illustration

Les Camerounais ont toujours manifesté un peu de condescendance envers les Centrafricains. De même, les autorités camerounaises se sont résignées à l’instabilité chronique qui règne à Bangui et aux inconséquences d’une classe politique dépourvue de scrupules pour se maintenir au pouvoir.

Alors que depuis 1960, le Cameroun n’a connu que deux chefs de l’État, le palais de la Renaissance de Bangui a vu passer neuf locataires, dont deux fois David Dacko.

Les tourments actuels du président Paul Biya viennent, bien sûr, de Boko Haram qui met la région de l’Extrême nord en état de siège, mais aussi des conséquences de la crise centrafricaine qui s’installe dans la durée. Si la lutte contre Boko Haram est une affaire régionale avec le concours du Niger, du Tchad, du Nigeria et l’appui des Occidentaux, en revanche, il revient au Cameroun, seul, de prendre la mesure des problèmes collatéraux venant de la crise centrafricaine et d’y faire face.

Si l’élection de l’ancien Premier ministre du président Bozizé a été plutôt bien accueillie, en revanche, beaucoup doutent de la capacité du gouvernement centrafricain actuel pour réussir la réconciliation nationale et lutter contre l’impunité, cause majeure du recyclage des élites centrafricaines et de la mauvaise gouvernance. Devant cette situation dégradée, les autorités camerounaises entendent prendre des mesures unilatérales qui risquent de compliquer davantage le programme politique du président centrafricain. Trois exemples récents peuvent être mis en exergue :

  • La question des réfugiés centrafricains au Cameroun

Près de 200 000 Centrafricains, en majorité de confession musulmane, vivent au Cameroun, depuis maintenant plus de deux années.

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