Cameroun : Pas de drapeau de Boko Haram à Kerawa

Pas de drapeau de Boko Haram à Kerawa | © AFP / Reinnier KAZE
Pas de drapeau de Boko Haram à Kerawa | © AFP / Reinnier KAZE

Les autorités administratives se sont rendues dimanche, dans la localité suite à certaines allégations faisant état de ce que la secte y aurait implanté son drapeau.

« J’apporte un démenti formel sur les affirmations selon lesquelles Boko Haram aurait implanté son drapeau à Kerawa. Il y a certes eu des incursions sporadiques mais chaque fois, nous repoussons l’ennemi». Cette affirmation sans équivoque faite dimanche à la presse par le chef de bataillon Kwene, commandant de la zone sud du BIR basée à Kerawa, arrondissement de Kolofata, département du Mayo-Sava dissipe toute rumeur sur la supposée implantation du drapeau des terroristes de Boko Haram en territoire camerounais. Certes, le vendredi, 23 octobre 2015, les adeptes de cette nébuleuse sont entrés en masse dans cette localité et ont semé la zizanie au sein des populations. Une situation qui a amené de nombreuses familles à se déplacer, surtout celles situées au bord du cours d’eau qui fait office de frontière naturelle entre le Cameroun et le Nigeria.

C’est ce qui a poussé Babila Akao, le préfet du département du Mayo-Sava, à descendre sur le terrain le dimanche 25 octobre 2015, question de toucher du doigt la réalité du terrain. Il était accompagné par Adama Kassoum, le sous-préfet de Kolofata. Une visite sous haute escorte des forces de défense et de sécurité. Le préfet et sa suite sont même allés au poste de police spéciale de Kerawa, juste à la limite avec le Nigeria, avant de s’offrir l’opportunité d’une marche à pied au cœur même de la localité. Par la suite, Babila Akao a présidé une réunion de travail avec les forces de défense et les forces vives de l’arrondissement de Kolofata, rencontre au cours de laquelle il a lancé un appel à une synergie d’ensemble. « Rien que le résultat final doit compter », a-t-il prescrit.

A partir de la localité de Bamé sise à environ cinq kilomètres de Kerawa, les populations, pour l’essentiel, des enfants et des femmes acclamaient en voyant venir en grand nombre les forces de défense et de sécurité pour les protéger. Quand le cortège est entré à Kerawa, cette localité de plus de 5 000 âmes ressemblait à une ville fantôme, les gens ayant opté, soit de se terrer dans leurs maisons, ou alors de se déplacer et chercher asile ailleurs. Les populations ont été visiblement encouragées par cette visite de l’autorité administrative à telle enseigne qu’en quelques minutes, elles sont sorties en masse et ont eu un contact direct avec le préfet ; c’était à côté de l’école publique de Kerawa devenue pour ainsi dire, un centre de concentration.

Source : © Cameroon Tribune

Par Patrice MBOSSA

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