Cameroun – Paris sportifs : Le Jeu des pronostics gagne les jeunes

Le phénomène est grandissant dans les grandes villes du Cameroun. Les jeunes en font  l’un de leurs passe-temps favoris.

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Les camerounais ne fréquentent plus les stades de football comme autrefois. Ils continuent tout de même de vivre leur amour pour le football. Outre les lions indomptables ils s’intéressent aux Championnats de football européens. Leur itinéraire est tout tracé. Les uns et les autres vont de l’écran de télévision au cybercafé, et de l’ordinateur du cybercafé au kiosque pour enregistrer leurs pronostics.

Dans la ville de Yaoundé par exemple, les jeunes sont les plus nombreux devant les kiosques pour paris sportifs. L’heure ou le moment de la journée importe peu. Dès l’ouverture des postes les parieurs affluent. Les points d’enregistrement sont fonctionnels de 9 à 17 heures. L’on y retrouve des jeunes de divers âges, de même que des habitués des établissements scolaires. Le jeu des pronostics implique en effet une frange importante des jeunes scolarisés. Le principe est simple. L’on fait des propositions avant match, sur les rencontres des championnats européens. Lors des tournois internationaux le jeu des paris sportifs intègre la nouvelle compétition. La fréquence des enregistrements prend à ce moment des proportions encore plus importantes.  Ainsi les dernières Coupes d’Afrique des Nations ont fait l’objet d’une abondance de pronostics. La prochaine Coupe du monde verra sûrement une organisation nouvelle du côté des agences de paris sportifs.

Plusieurs raisons expliquent l’addiction des jeunes à ce phénomène, dont l’espoir de gains faciles. Pour ce petit commerçant qui a requis l’anonymat, le jeu des pronostics c’est l’espoir « de remporter un million cfa  en dépensant juste 300 cfa ». Pour son voisin, «Ce ne sont pas des balivernes. L’on peut en dépensant 500 ou 1000 cfa s’acheter un véhicule » avec ses gains. D’aucuns évoquent un intérêt didactique. Selon cet élève,  la pratique du jeu des pronostics est une forme d’apprentissage. Il ajoute, le jeu « me pousse à manipuler l’ordinateur. J’ai fait beaucoup de progrès en informatique ». Le jeu des pronostics fait des émules. Chaque jour de nouveaux jeunes s’initient à cette pratique. La situation dure depuis l’année 2011, avec l’apparition des premiers kiosques dans la ville de Douala.

© Camerpost.com: Olivier NDEMA EPO

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