Cameroun : Le pari de l’accès universel aux soins

Une vue du Centre des urgences de Yaoundé | DR
Une vue du Centre des urgences de Yaoundé | DR

Les différentes régions du pays ont été enrichies de nouvelles structures publiques de pointe, ces dernières années.

La carte sanitaire du Cameroun a enregistré l’ouverture de trois nouveaux hôpitaux de référence en 2015. Il s’agit de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala (303 lits) opérationnel depuis août dernier. Inauguré le même mois par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, le Centre des urgences de Yaoundé est une structure de référence se positionnant comme un véritable hôpital appelé à pallier les problèmes d’urgences médico-chirurgicales dans la capitale et ses environs. C’est un établissement hospitalier de deuxième catégorie, de type particulier, d’une capacité de 50 lits « dédié à la prise en charge des patients dont le pronostic vital est engagé ». L’hôpital de référence de Sangmélima, inauguré le 23 juillet 2015, est, quant à lui, une structure sanitaire à vocation sous-régionale. Avec ses 150 lits, il accueille des patients venant même des pays voisins du Cameroun. Dans la même veine, le Centre de cardiologie de l’hôpital catholique Sainte Elisabeth de Shisong, situé dans la région du Nord-Ouest, a été reconnu d’utilité publique.

Ainsi, le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement ne cessent d’accroître l’offre sanitaire locale, grâce à un programme d’investissements prioritaires estimés à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. En adoptant ce programme, l’objectif est de doter chaque région du pays d’infrastructures hospitalières de qualité. La finalité étant d’améliorer davantage l’offre de soins d’ici à 2035. Cela implique la mise à niveau aux normes internationales des plateaux techniques de plusieurs hôpitaux régionaux existants, la construction et l’équipement de nouveaux hôpitaux de grande catégorie dans l’arrière-pays, la construction de centres de soins spécialisés de haut niveau dans des domaines aussi divers que la neuro-chirurgie, la cardiologie, la cancérologie, la gynécologie et la reproduction humaine, l’ophtalmologie et la dentisterie.

C’est, selon le Premier ministre Philemon Yang, une manifestation ostensible de la volonté du chef de l’Etat de donner au système de santé du Cameroun la capacité de répondre à toutes les sollicitations des populations dans le domaine. La tendance devrait d’ailleurs s’accentuer, avec la mise en œuvre du plan d’urgence triennal ordonné par le président Paul Biya, qui consacre 150 milliards de F au volet santé et prévoit la construction de huit hôpitaux du modèle de celui de Sangmelima, dans huit autres villes du pays. En attendant ces infrastructures, les unités d’hémodialyse et d’imagerie médicale promises par le président Paul Biya à chaque chef-lieu de région ont déjà été mises en place. De même que des unités de prise en charge pour les malades du Sida. De source introduite, les efforts de réalisation d’infrastructures sanitaires ont permis de réduire le rayon moyen d’action théorique à six kilomètres en 2015 contre dix kilomètres en 2005 et d’améliorer l’accès des populations aux services de santé. En fait, il s’agit d’un saut qualitatif et quantitatif de l’offre en soins médicaux dans le pays en général.

Source : © Cameroon Tribune

Par Yvette MBASSI-BIKELE

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