Cameroun : Nouvelles stratégies de distribution des journaux

La rupture du contrat de distribution des journaux avec la société de droits français Messagerie de presse (MESSAPRESSE) intervenue en début de semaine, a amené les éditeurs camerounais à expérimenter d’autres modes de distribution, a constaté APA.

Cameroun : Nouvelles stratégies de distribution des journaux

Les activités aux des locaux, aussi bien la Coopérative pour l’édition et la distribution de la presse du Cameroun (CEDIPRESSE) que ces nouvelles initiatives ont notamment pour objectif d’étendre le réseau dans les dix régions du pays, contre deux seulement comme par le passé que couvrait MESSAPRESSE.

Le « divorce » est intervenu après que le distributeur ait décidé de manière unilatérale d’augmenter de 40 % à 50 % ses commissions par journal vendu, soit 400 francs CFA pour les tabloïds, semble arranger toutes les parties.

Une augmentation justifiée par la mévente des journaux, alors que le distributeur se plaignait d’enregistrer des pertes de 280 millions de francs CFA par an.

Pour le directeur général de MESSAPRESSE, Laurent Boin c’est « un sentiment de gâchis » au moment où Messapresse se sépare des promoteurs de la presse locale.

« Je suis en même temps habité par la volonté de maintenir la structure que je dirige équilibrée dans ses activités de distribution de la presse internationale et la distribution des livres », a-t-il indiqué.

Selon lui, la distribution des livres représente 60% de son chiffre d’affaires et la distribution de la presse internationale, 20%.

Cela signifie que 80% de ce chiffre d’affaires sont saufs. Les deux pans d’activités vont davantage être développés en attendant que la situation se normalise.

Toutefois, il pense « qu’il n’est pas exclu que les responsables de la presse nationale s’aperçoivent plus tard qu’il faut s’ajuster et revenir vers nous. »

Pour la Fédération des éditeurs de presse (FEDIPRESSE), le moment est venu d’expérimenter autre chose.

Le président de cette corporation, Haman Mana, par ailleurs, directeur de publication de « Le Jour » s’en explique :

« Je crois qu’il faut ramener ce problème à ce qu’il est  à savoir mettre les journaux à la disposition de ceux qui veulent les acheter, de manière à les inciter à l’achat. Il y a une spécificité avec ce produit : l’information se périme rapidement. Ce qui importe, c’est de la technique commerciale », a-t-il déclaré.

FEDIPRESSE qui n’est pas assez tendre contre MESSAPRESSE a insisté sur le fait que « il y a 20 ans, on dénombrait une centaine de points de vente de journaux étendus sur dix provinces. De nos jours, c’est une dizaine de points, sur deux villes ».

Une manière de dire que MESSAPRESSE n’a pas fait beaucoup d’efforts pour développer la distribution des journaux sur l’ensemble du pays, se contentant de couvrir Douala et Yaoundé, les deux principales villes du pays.

© CAMERPOST avec APA

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