Cameroun – Nord-Ouest : les populations attaquent au camp militaire

L’assassinat d’un conducteur de moto taxi par un militaire à Wum à l'origine des tensions. | © Facebook/BB
L’assassinat d’un conducteur de moto taxi par un militaire à Wum à l’origine des tensions. | © Facebook/BB

Un mort, deux véhicules de l’armée incendiés, et plus de cinq blessés.

Selon les informations recueillies sur place à Wum, Léonard Ngong, conducteur de moto taxi dans la ville de wum, aurait été tué à l’aide d’un poignard par un militaire, travaillant dans cette localité. Le nom du militaire que nous n’avons pas eu, mais qui selon les populations se surnomme chef Alpha ; il aurait trouvé refuge au camp militaire de Wum situé au lieu-dit Up Station. La scène s’est déroulée aux environs de 4h très tôt ce dimanche matin 24 janvier 2016. Selon nos sources, le militaire et le défunt Léonard Ngong se disputaient une femme, dont La Nouvelle Expression n’a pas réussi à avoir le nom. Les deux hommes étaient au moment des faits dans un bar, très connu de la ville de Wum. Chef Alpha aurait eu des échanges très houleux pour être en possession de la femme, et a sorti son poignard afin de mettre fin aux jours de Léonard Ngong. Après ce forfait, le militaire s’est évanoui dans la nature. Aux environs de 5 h, les conducteurs de moto, fous de rage, vont transporter le corps pour le jeter devant le camp militaire. Les hommes en tenue en poste vont à leur tour transporter le corps du défunt pour remettre au lieu du forfait. Vers 6h30 du matin, la population plus nombreuse va se converger vers le camp militaire, et à ce moment, les militaires en poste, face à la foule, vont tirer à balles réelles. Dans les échanges, deux véhicules Land Cruser de l’armée seront incendiés, deux militaires tabassés sérieusement et plus de cinq blessés.

Les autorités de la région du Nord-ouest sont descendues sur les lieux. Le Secrétaire général de la région, Monono Absalom Woloa, représentant le gouverneur Adolphe Lele Lafrique, est descendu sur Wum avec l’état-major complet. Présent aussi, le chairman du Sdf, Ni John Fru Ndi. Au moment où nous allions sous presse, une réunion de crise se tenait et les résolutions attendues. Un hélicoptère de l’armée camerounaise tournait dans le ciel de la région. Et au sol, plusieurs centaines de militaires acheminés de Bamenda étaient en état d’alerte.

Source : © La Nouvelle Expression

Par Frédéric Takang

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