Cameroun : Nécrologie et insécurité à la Une de la presse – 20/10/2014

Obsèques de madame Mboutchouang née Rosette Marie Ndongo Mengolo, belle-mère du chef de l’Etat. Photo : © PRC
Obsèques de madame Mboutchouang née Rosette Marie Ndongo Mengolo, belle-mère du chef de l’Etat. Photo : © PRC

Les journaux camerounais parus lundi ont consacré l’essentiel de leurs couvertures aux obsèques de la belle-mère du président Biya, ainsi qu’à l’évolution sécuritaire aux frontières en rapport avec les exactions de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

Rosette Mboutchouang, née Ndongo Mengolo, mère de la première dame Chantal Biya et maire de Bangou (Ouest), a été portée en terre vendredi dernier à Mvomeka’a, le village natal du chef de l’Etat Paul Biya, rappelle le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune qui constate que les Camerounais, venus de tous les horizons, ont réservé des adieux dignes et solennels à une dame de cœur.

Reste que, selon Le Messager, l’opposition dans sa grande majorité a boudé la cérémonie, comme pour dire «que même le deuil ne suffit pas pour apaiser les antagonismes».

Dans les coulisses, La Nouvelle Expression révèle aussi que les médias à capitaux privés n’étaient pas les bienvenus à Mvomeka’a.

C’est sous une fine pluie que les invités, qui n’ont pas eu accès à l’enceinte du palais privé du couple présidentiel, ont suivi l’office religieux à partir d’un écran géant, renchérit Mutations, qui invoque un protocole particulièrement sourcilleux.

La même publication revient sur l’«accord» annoncé entre le Nigeria voisin et Boko Haram, pour en interroger les conséquences pour le pays avec les éclairages d’un chercheur en questions de défense et de sécurité, Raoul Sumo Tayo : «Il est donc clair que le cessez-le-feu va créer, pour le Cameroun, plus de problèmes qu’il n’en avait.

Du moment où les combattants de Boko Haram n’ont plus rien à craindre de l’armée nigériane, ils vont, à coup sûr, concentrer leurs offensives sur le Cameroun.»

Ce cessez-le-feu tombe mal, confirme La Nouvelle Expression, qui craint une hausse des enlèvements de personnes en territoire camerounais.

Les conséquences de l’accord de cessez-le-feu annoncé par l’armée nigériane avec les terroristes enragent les militaires camerounais au front, confirme Le Jour qui questionne les clauses de ce deal et affirme que les forces de défense camerounaises ont décidé de renforcer et de multiplier les patrouilles sur les axes réputés convoités par les terroristes.

«Manifestement, les deux parties auraient estimé qu’il n’y a pas de solution militaire à cette crise et qu’il y a intérêt, pour les parties, de trouver une voie pacifique par le dialogue, pour pouvoir régler le problème du Nigeria. On ne demande qu’à y croire», analyse Cameroon tribune.

Sur un tout autre plan, Le Quotidien de l’Economie se penche sur le chemin de croix des promoteurs locaux dans le secteur de l’immobilier au moment où l’offre semble abondante, particulièrement dans le domaine des logements sociaux.

Dans un dossier de 4 pages, cette publication constate, pour le déplorer, que l’Etat, contrairement aux PME camerounaises, accorde plus de facilités aux groupes étrangers et que, plus grave, les banques rechignent à accorder des crédits à premières cités pendant que les étrangers disposent d’une marge financière importante.

© Camer Post avec © APA

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