Cameroun – Mutilations génitales : Un phénomène en vogue bien que condamné par la loi

Matériel pour la pratique de Mutilations génitales | Ph. Archives

Les mutilations génitales de toutes sortes sont fortement combattues. Pourtant, certaines communautés font de la résistance.

La multiplication des campagnes, les combats menés par les milieux associatifs, la société civile, des Organisations Non Gouvernementales dans le secteur de protection des jeunes filles connait une réussite. Entre 2006 et 2013 le taux de prévalence des violences faites au genre féminin connaissait une baisse de  25 à 12%.

Ce que dit la loi

L’article 296 du code pénal camerounais punit des violences aux femmes d’une peine de 5 à 10 ans. Ces peines sont doublées lorsque le violeur est fonctionnaire ou ministre. La peine est aussi doublée si le violeur est une personne ayant une autorité sur la victime ou une personne ayant la garde légale ou coutumière.

Depuis 2006, l’Agence de coopération allemande et le Réseau national des associations de Tantines-RENATA, ont choisi de coopérer contre les bus et violences sexuelles subies par les adolescentes, en particulier le repassage des seins. Elles se sont lancées dans une campagne d’information nationale afin que nul ne puisse ignorer les ravages de cette pratique.

Importance d’une lutte

Les pratiques de mutilations génitales sont à l’origine des séquelles telles que les kystes, les abcès fréquents, de la déformation des seins qui tombent de manière précoce. A la longue, on aboutit à un cancer du sein, des douleurs chroniques.

Les études du GIZ établissent que 45,7% que les seins ont une anomalie après repassage, 42,5% sur de la taille, 3,7% de seins blessés, 21% de seins connaissent une inflammation.

Selon, l’Organisation Mondiale de la Santé-OMS, les mutilations génitales féminins désignent les « Interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales ». Dans la catégorie des mutilations, l’ablation partielle ou totale du clitoris ou clitoridectomie, excision ou ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, l’infibulation c’est-à-dire le rétrécissement de l’orifice vaginale par la création d’une fermeture.

Renouveau dans la lutte

A l’occasion de 25ème Journée Internationale des violences contre les femmes sur le thème « De la paix à la maison dans le monde. Une éducation sûre pour tous ». A l’occasion de cette journée, le ministère camerounais de la femme et de la famille à prévue une prolongation de seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Ici une campagne vise à rallier 2 millions de citoyens de sexes masculin à la stratégie mondiale contre les discriminations faites à l’égard des femmes.

Une campagne qui vient dans un contexte où se déroulait la CAN féminine au Cameroun, et avant les matches, les capitaines des équipes ont prononcé des messages invitant tout le monde à lutter contre les violences contre les jeunes filles. Pour la ministre de la femme et de la promotion de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoua « Nous souhaitons voir plus d’hommes engagés, plus d’hommes à prendre part à ces cérémonies qui ne se résument pas seulement aux femmes parce que ce sont les hommes qui font plus de violences aux femmes » a -t- elle déclaré.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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