Cameroun – Musique : Papy Anza dévoile « Meesanedi » – 16/09/2014

Fait avec de petits moyens, le premier maxi single de ce jeune artiste camerounais est une carte du bonheur, de l’authenticité et de l’émotion. Officiellement disponible ce 16 septembre 2014.

La pochette du CD.
La pochette du CD.

C’est un rêve accomplit. Celui de voir enfin Papy Anza sur un disque. Lui qui a écumé les les scènes de cabarets de la ville de Douala, des festivals et même des premières parties des artistes de renom. Qui ne se souvient pas de cette voix douce et particulière dans la chanson « Yitu (Espoir) » de la gabonaise Annie Flore Batchiellilys dans l’album « De Mighoma pour vousss… »? Ou encore de la première partie du « Campus tour 2013 » de la camerounaise Charlotte Dipanda ? Surpris ? Eh bien, c’est lui. Le jeune fauve à la basse et la voix convaincantes. Chaque fois qu’on lui posait la question à quand ton disque ? Le jeune artiste musicien ne cessait de dire : « Je continue de travailler et ça viendra quand le moment aura sonné ! ».

Et le moment tant attendu est enfin là. Avec une preuve qui frise du respect. « Meesanedi ». Son premier bébé musical officiellement disponible ce 16 septembre 2014 au Cameroun et bientôt sur les plateformes légales de téléchargement. Cet opus fait avec des moyens visiblement très modestes offre un résultat agréable à l’oreille. Et à chaque écoute, il touche le cœur. Car, ce férus du jazz et de la soul chante avec ses tripes pour exprimer ce cri qui vient du tréfonds de lui. Ces chansons sont d’une pureté qui viendrait du ciel. Pas surprenant ce regard qu’il lance sur sa pochette tout en se plongeant dans l’avenir. « Meesanedi », c’est deux chansons psalmodiées en gros dans une savoureuse langue duala, sa langue maternelle, avec des jets de français. Dans un rythme bien cadencé des airs de l’Afrique. Quel que soit le coin du continent ou du monde dans lequel on se trouve, chacun s’y retrouve. C’est surtout ça la marque de fabrique de cet artiste complet au sens plein du terme. Une fabrication dépouillée de toute fioriture. Guitare, Guitare basse, percussions, balafon, synthé…

Dans cette balade, on profite d’un instant pour rendre un hommage à nos proches partis trop tôt dans l’au-delà. C’est pourquoi, en pensant à sa défunte mère, il lâche dans « Emilie » que « le malheur de t’avoir perdu ne me fera pas oublier le bonheur de t’avoir connu ». Une parole lourde de sens pour un enfant qui a tant trimé sans apport des proches qui en avaient pourtant les moyens. « Meesanedi », le titre éponyme au maxi single, en dit d’ailleurs long. Pour ce premier travail tout en acoustique, l’artiste est allée quérir des noms bien connus de la scène musicale camerounaise : Armand Biyag, Final D, Kastro Epanya, Haoussa Drum’s, Jabar, Bello Drum’s et Blaise Essame. Il y a de quoi produire une merveille à la fin. « Meesanedi » annonce l’arrivée future de l’album « SATEA » pratiquement terminé de ce diplômé en biochimie à l’Université de Buea. A votre tour de le découvrir et de l’apprécier comme cela se doit !

© Camer Post – Frank William BATCHOU

Papy Anza, « Meesanedi », Lmc Prod, 16 septembre 2014.

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