Cameroun – Musique : Dans l’étau d’« Entre culture et rêve » de Sol’e – 23/01/2015

Sol'e sur scène. Capture
Sol’e sur scène. Capture

Le vidéogramme du rappeur, réalisé en court métrage, plonge dans le jazz-rap et reçoit des critiques positives des observateurs de la scène urbaine.

On aurait dit un vidéogramme du feu Michael Jackson. Pour avoir pris du temps pour le concevoir avant de le réaliser. En court métrage musical. Sans des personnages qui brandissent des liasses de billets de banque mais demeurant pauvres dans la réalité. Encore moins des filles en string secouant leur à tort, à contretemps ou à raison leur popotin à l’écran. Oups ! C’est simplement un clip sans fard. Avec un casting méticuleux des acteurs de la scène : Norma Ichia, la comédienne ayant joué le rôle d’Eyenga dans le film « Le blanc d’Eyenga 1 », Djess Panebo au clavier, Ayriq Akam, Teety Tezano au lead vocal et le jeune Charles-Henry aka Kenny Black qui fait bonne figure bien qu’effectuant son baptême feu dans le monde du cinéma. Le tout réalisé par Régis Talla.

« Entre culture et rêve » est une fusion expérimentale du hip-hop et du jazz. Première chanson produite dans ce registre, le résultat est simplement génial. Tant à l’écoute qu’à la vu au regard de la singularité du clip. Cette chanson retrace le conflit existant entre un lycéen rêvant d’une carrière musicale et sa mère réfractaire à cette idée. La conséquence est immédiatement perceptible dans le clip : Plus de temps pour manger, des absences à n’en plus finir au lycée (482 heures), la menace des enseignants et des élèves, et qualifié d’expert en délinquance juvénile… Bref, un enfant se croyant déjà assez grand pour s’assumer.  Une situation vécue dans plusieurs famille et remis au goût du jour par le jeune rappeur camerounais Sol’e résident à Abidjan en Côte-d’Ivoire. Le vidéogramme de cette chanson sera disponible en deux versions (longue et courte). « Entre rêve et culture » fera également partie de la liste de son prochain album.

Né dans les années 80, Sol’e a été influencé par le hip-hop américain. Installé à Abidjan et pionnier dans la musique assistée par ordinateur, Sol’e est un touche à tout. Il surfe sur le beatmaking et le management dans le seul but de comprendre au bout des doigts l’industrie musicale. En 2007, il connaît ses premières grandes réalisations avec son collectif panafricain AMER. Collectif avec lequel il partage plusieurs albums et scènes musicales. Aujourd’hui, Sol’e est un artiste complet qu’il faut suivre. Car, c’est un créateur de classe !

© CamerPost – Frank William BATCHOU

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