Cameroun – Mouvement d’humeur : les call-boxeurs suspendent leur grève

Minette Libon Li likeng, la ministre des postes et télécommunications, les call-boxeurs et les opérateurs de téléphonie mobile ont trouvé un concensus  | DR
Minette Libon Li likeng, la ministre des postes et télécommunications, les call-boxeurs et les opérateurs de téléphonie mobile ont trouvé un concensus
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C’est ce qui ressort de la concertation entre les opérateurs de téléphonie mobile, le ministre des postes et télécommunications et le syndicat des gérants de call-boxe, ce mercredi à Yaoundé.

Depuis lundi dernier, impossible de faire un transfert de crédit encore moins effectuer un appel téléphonique. En cause, les gérants de call-boxe sont rentrés en grève. Ces derniers sont passés à une autre étape ce mercredi. Ils ont pris d’assaut les compagnies de téléphonie du pays mobiles pour manifester leur mécontentement.

Des actions qui ne sont pas rentrées dans les oreilles de sourds.  Un peu plus tard dans la journée une concertation s’est tenue à la salle de conférence du ministère des postes et de télécommunications (Minpostel). Etaient présents le Minette Libon Li likeng, le président du syndicat des délégués et commerciaux distributeurs des produits de télécommunications au Cameroun, Jean Pierre Babaya et les représentants des 4 opérateurs de téléphonie mobile.

A l’issue des échanges, il en est ressortit que la grève  est suspendu jusqu’au 16 mars prochain, jour de la nouvelle séance de travail. Le syndicat des délégués et commerciaux distributeurs des produits de télécommunications au Cameroun a posé sur la table des négociations 13 recommandations pour améliorer la situation des gérants de Call-boxe au Cameroun. « Nous voulons 50% de bénéfices pour toute la chaine de distribution. La deuxième étant le fait que dans la chaine de distribution nous voulons que nous soit restitué tous les crédits volés ou sous tirés parce que même lors des perturbations des réseaux nos crédits débitent de nos comptes sans être restitués. Et la troisième préoccupation, la plus fondamentale, c’est qu’il faut que les opérateurs s’assurent et payent tous les droits concernant les taxes d’occupations de chaussées, les régis publicitaires et tout ce qui est nécessaire pour que le call-boxeur ait un travail fiable et décent » a cité entre autre le secrétaire général du syndicat.

Si l’issue de la nouvelle séance de travail prévue le 16 mars prochain n’est pas satisfaisante, la grève reprendra.

© CAMERPOST par Alain Ghislain Kanga