Cameroun : Un mort dans l’ incendie d’une boulangerie à Bafoussam

Un mort dans l’ incendie d’une boulangerie à Bafoussam | © CT / Photo d'illustration
Un mort dans l’ incendie d’une boulangerie à Bafoussam | © CT / Photo d’illustration

La victime, Valérie Nguemo, a succombé à la furie des flammes qui ont également fait une vingtaine de blessés.

L’image est insoutenable. Le corps de Valérie Nguemo, environ 35 ans, pâtissier, sort calciné des débris provoqués par l’incendie du démembrement de la boulangerie du groupe «La paix plus», située au Carrefour dit total d’en bas à Bafoussam. Jusqu’à 21h, le public estimé à 2000 personnes, ne veut perdre aucune seconde du grave incendie qui s’est déclenché le 02 décembre 2016, faisant aussi de nombreux blessés dont trois évacués à Douala et à Yaoundé.

Un bilan triste qui renseigne sur l’ampleur des dégâts. L’immeuble d’un niveau, a totalement été consumé par des flammes. Il n’en reste qu’un amas de béton, noirci par ces flammes violentes qui ont tout ravagé au passage. Aucun matériel n’y a résisté, après cet incendie déclaré vers 15h30, le même jour. «Je suis venu acheter quelques baguettes de pain et, subitement, j’ai entendu une explosion», témoigne Olivier Kobou, enseignant de sciences de la vie et de la terre (svt) au lycée classique à Bafoussam. La forte détonation emporte au passage des matériels en aluminium qui s’écroulent sur des hommes et femmes, employés et clients.

L’enseignant blessé à l’oreille gauche a juste le temps de bénéficier des premiers soins à l’hôpital de district de la Mifi, avant d’y retourner pour récupérer sa mallette de travail. Tout comme des passants, à trente mètres en face, reçoivent des projectiles sur le corps. Ce qui provoque des entailles à plusieurs endroits. Les premiers secours s’organisent, peu avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, plus entreprenants que jamais.

Dix patients blessés au premier degré, sont suivis à l’hôpital de district, tandis que neuf autres, atteints profondément, sont conduits à l’hôpital régional à Bafoussam. Ce dernier établissement hospitalier accueille cinq blessés en réanimation et quatre au service des urgences. Soit neuf blessés dont quatre femmes. Sur les quatre, informe le directeur de l’hôpital régional, Dr Gérald Fetse Tama, deux devaient être évacués au Centre des grands brûlés à l’hôpital général à Douala et un autre à Yaoundé.

Gasoil

Sur le lieu du drame, le préfet de la Mifi, Joseph Tangwa Fover, a dû interrompre une réunion de coordination administrative avec son état-major, pour organiser les secours apportés par différents corps de sécurité. «C’est regrettable qu’une boulangerie comme celle-ci brûle. Nous attendons d’évaluer les dégâts et d’établir les responsabilités. Nous félicitons le déploiement des sapeurs-pompiers, et déplorons le comportement des populations qui veulent détourner l’attention de l’opinion en disant que c’est une attaque terroriste», martèle le préfet.

La foule devient plus nombreuse depuis l’annonce de cet incendie dont les causes ne sont pas encore élucidées. Reste que, d’après des témoignages concordants, des employés de ladite boulangerie ont entrepris, comme d’habitude, d’alimenter les réservoirs des fours en gasoil, à partir d’un tuyau donnant vers la montée de l’église du plateau.

«Il semble qu’ils étaient à la quatrième recharge, quand un réservoir a explosé», rapporte une source. L’explosion a détruit une baie vitrée, à l’entrée principale, avant de propulser des débris sur des passants. En attendant les conclusions de l’enquête policière, tout laisse croire que les générateurs n’étaient pas éteints au moment de l’alimentation en carburant.

Source : © Mutations

Par Michel Ferdinand

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz