Cameroun : Mobilisation pour des élections transparentes en 2018

Mobilisation pour des élections transparentes en 2018 | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Des organisations de la société civile, des partis politiques et des médias ont pris part vendredi 17 et samedi 18 mars 2017 à un atelier de formation initié par l’Ong « Un Monde Avenir ».

Lequel a porté sur les sujets ayant traits aux projets de société, à la démocratie participative et au processus électoral. Pendant deux jours, des leaders associatifs, des hommes et femmes politiques puis des journalistes ont suivi avec attention les différents modules. Des échanges, CAMERPOST a relevé des blocages qui minent le processus électoral au Cameroun. Notamment l’absence des projets de société, l’inexistence d’une démocratie participative, le système électoral fragilisé, l’impréparation à jouer le jeu politique.

Des facteurs qui pourraient à coup sûr assurer l’échec de l’opposition en 2018, importante année électorale au pays. Y sont attendues en principe les Municipales, les Législatives, les Sénatoriales et la Présidentielle. Dans le même sillage des blocages, «le cycle électoral reste inconnu de tous, seul le Président de la République convoque le corps électoral, ce qui fragilise le système électoral et handicape par ricochet les partis politiques sauf le sien dans la préparation des élections », a souligné Michel Kemfouet, un des encadreurs.

Obstacles

A la suite de Michel Kemfouet, Pr Claude Abe, sociologue politiste, soutient que le Cameroun est caractérisé par l’impréparation à jouer le jeu politique. « Ainsi voit-on des acteurs sociaux s’improviser en acteurs politiques oubliant que faire la politique constitue tout un art avec ses techniques et procédés qu’il convient de maîtriser si l’on ne veut pas se retrouver en déphasage dans une situation où les échecs rivalisent avec le nombre d’initiatives », dit-il avant d’indiquer que cette absence de professionnalisme s’observe tout particulièrement par l’absence de dimension programmatique dans l’entreprise politique des organisations partisanes et des acteurs qui les représentent.  « Un constat qui explique la mise en déroute des processus de démocratisation que l’on observe au Cameroun et un peu partout en Afrique. Les faits montrent qu’il faut tourner le regard vers les acteurs de l’opposition et de la société civile, notamment sur leur formation politique si l’on veut avoir une approche globale de la réalité pour rendre compte de l’échec de ces transitions politiques amorcées au détour de la décennie 90 ».

Des exposés de ces compatriotes, il est clair que si rien n’est fait du côté des partis politiques de l’opposition, en 2018, ils ne pourront pas remporter la victoire sur le régime en place. Lequel régime est le seul à maîtriser le fichier électoral ; a fait en sorte que les textes de la loi électorale contienne des entorses favorables au parti au pouvoir dont le président national est le seul à convoquer le corps électoral.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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