Cameroun – Mobilisation contre Boko Haram : le CNC invite les médias à plus de responsabilité – 11/09/2014

Le vice président du Conseil National de la Communication (CNC), Peter Essoka, vient de rendre public un communiqué dans le quel il demande aux professionnels des médias publics comme privées de faire montre de patriotisme.

Peter Essoka, le vice président du Conseil National de la Communication.
Peter Essoka, le vice président du Conseil National de la Communication.

Le paysage médiatique camerounais est en ce moment marqué par les débats mais surtout les polémiques au sujet des prétendus complices de la secte Boko Haram, dans la partie septentrionale du pays. Alors que les motions de soutien et autres appels à forts relents de positionnement et de récupération politique, font couler beaucoup d’encre et de salive, le Conseil National de la Communication appelle les promoteurs et les professionnels des média à : « s’atteler à accomplir en toute responsabilité leur mission d’information, de formation et de reliance sociale, en appréciant à chaque fois la nécessité de servir d’écho ou de support à des actions de nature à porter atteinte à la paix et sociale ». Le communiqué qui porte la signature de Peter Essoka rappelle que le Conseil National de la Communication, « veille par ses décisions et avis au respect de la paix sociale, de l’unité et de l’intégration nationale dans tous les médias ». Le journaliste plus connu comme interprète officiel des discours du chef de l’Etat en anglais, souligne qu’en cette période sensible où notre pays, en guerre déclaré contre un mouvement terroriste, à besoin de l’unité de toutes ses composantes pour contrecarrer les velléités ennemies. Ce communiqué assimilable à un recadrage, est logiquement une réaction au climat de tension ambiant.

Une tension suscité et entretenu par certains pontes du régime. Ces derniers se sentent obligé de montrer aux yeux du monde qu’ils sont derrière le chef de l’Etat, dans la guerre ouverte contre Boko Haram. Pour illustrer leur engagement, ils n’hésitent pas à indexer de manière à peine voilée dans leurs motions de soutien et autres appels, les prétendus complices de Boko Haram. Une attitude qui dénote de la suspicion généralisée au sein de l’équipe gouvernementale. Dans un tel contexte, quels résultats peut-on attendre d’une équipe gouvernementale dont les membres se regardent en chien de faïence ? Les média sont naturellement devenus les relais et les portes voix des protagonistes.

Il y’a quelque jours, c’est le ministre de la communication qui est monté au créneau. Lors de la conférence de presse qu’il a donnée,  Issa Tchiroma Bakary martelé que l’ennemie vient du Nigéria.

© Camer Post – Hakim ABDELKADER

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