Cameroun – Mgr Jean Mbarga : « Ce qui fait la force de Yaoundé c’est la pastorale d’ensemble » – 20/08/2014

Jean Mbarga l’évêque d’Ebolowa et l’administrateur apostolique de l’archidiocèse de Yaoundé, à l’occasion de la fête de l’assomption à reçu certains journalistes. Il s’est exprimé sur la situation qui prévaut dans la structure dont il a la charge.

Mgr Jean Mbarga, Administrateur apostolique de l'Archidiocèse de Yaoundé.
Mgr Jean Mbarga, Administrateur apostolique de l’Archidiocèse de Yaoundé.

Vous avez plutôt bonne mine malgré le poids des responsabilités et les difficultés aux quelles vous faites face. Comment expliquez-vous cela ?

Grace à Dieu Yaoundé et Ebolowa continuent à me donner des forces. Il y’a parfois un miracle qui se fait dans la vie d’un responsable, c’est que le travail vous solidifie, tel est peut être mon cas.

Comment se porte Ebolowa quelque peu délaissé au profit de Yaoundé ?

Ebolowa se porte très bien. Le travail est parfaitement organisé de manière à ce que je m’acquitte normalement de mes responsabilités. Je suis d’ailleurs régulièrement sur le terrain.

Yaoundé est un archidiocèse particulier qui semble difficile à administrer avec toutes les affaires portés à la connaissance des média. Comment gérer vous cela ?

Ce qui fait la force de Yaoundé justement, c’est la pastorale d’ensemble. Les fidèles prennent à bras le corps les difficultés. Et ensemble nous avançons. Il y’a eu dans les chapelles et autres, un travail de communication et d’explication des grands défis auxquels l’archidiocèse est confronté, et les fidèles comprennent bien la situation.

La rentrée scolaire pointe à l’horizon et le moins que l’on puisse dire est qu’il y a eu des éclats de voix l’année dernière dans les établissements catholiques. Un mot pour rassurer les parents, les enseignants et les élèves ?

Je voudrai dire à tous les enseignants que je participe avec eux à la recherche de solutions durables. Dieu merci les résultats annoncés dans nos collèges phares comme le collège Vogt ; la Retraite ou encore Jean Tabi, sont encore au top et cela est très encourageant. La question des enseignants de nos écoles primaires aussi a été prise en compte. J’ai demandé à notre secrétaire à l’éducation d’engager un dialogue de fond. Je souhaiterai que les démarches de coopération avec notre personnel se fassent d’abord en famille. Nous n’avons pas besoin de tensions inutiles. C’est cela ma préoccupation en ce moment.

L’administration de l’archidiocèse de Yaoundé est une situation provisoire normalement, mais cela dure déjà un certain temps…

Je ne suis pas le seul administrateur dans l’église d’Afrique nous avons presqu’une fraternité d’administrateurs apostoliques. Je n’en fais pas une préoccupation particulière. Ce qui importe pour moi c’est que le moment présent soit pleinement vécu. Le reste ne relève pas de ma compétence. Je me suis rendu disponible pour exercer une mission je l’accompli dans le respect des canons juridiques qui me donnent compétence.

© Camer Post – Propos recueillis par Hakim ABDELKADER