Cameroun – Médailles de vaillance dans l’armée : comprendre le processus – 08/04/2015

 A l’entrée du QG du BIR, un crâne de Boko Haram abattu lors d’une attaque. | © Noël Quidu
A l’entrée du QG du BIR, un crâne de Boko Haram abattu lors d’une attaque. | © Noël Quidu

 

Le 1er avril dernier, le chef de l’Etat Paul Biya a signé une série de décrets portant attribution des médailles de vaillance à plusieurs militaires notamment ceux du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). Le choix de ce corps d’élite de l’armée camerounaise suscite depuis quelque temps une certaine polémique.

Lorsque des hordes de barbus drogués et mal entrainés venus du Nigéria décident de mener des incursions en territoire camerounais, le premier corps de l’armée à monter au front c’est bien le fameux Bataillon d’Intervention Rapide(Bir). Ce dernier sera rejoint quelques temps après rejoint par divers corps spécialisé de l’armée notamment le régiment d’artillerie sol-sol (Rass), le régiment d’artillerie sol-air (Rasa), le bataillon blindé de reconnaissance(Bbr), le bataillon des troupes aéroportées (Btap), les hommes de la marine nationale ainsi que ceux de l’armée de l’air. D’autres forces, notamment de sécurité, ont également rejoint le front. Il s’agit entre autres unités antiterroristes de la gendarmerie et de la police. Le premier décret d’attribution de la médaille de la vaillance signé le 1er avril dernier par le chef de l’Etat est selon une source : « le premier d’une longue série, certain corps comme le Bir traitent directement avec le chef de l’Etat donc le circuit administratif est moins long. Les autres textes de distinction pour les divers corps de notre armé doivent d’abord passer dans chaque état-major avant d’êtres acheminer vers la Présidence de la République et cela prends du temps. Le processus est déjà engagé. ». De l’avis de notre source il ne s’agirait donc pas d’une omission encore moins d’une quelconque discrimination entre les corps engagés au front. À la question de savoir pourquoi certains militaires du Bir qui ont pourtant mené des opérations sur le front avec un certain succès n’ont pas été récompensé ? Notre source explique : « deux cas de figures peuvent justifier cet état de chose. D’abord il se pourrait que certains aient déjà bénéficié de cette distinction donc il n’est pas utile de la leur décerner une seconde fois. Ensuite il ne suffit pas de mener une opération au front pour mériter une médaille mais il faut bien mener son opération et surtout la réussir au mieux ». Des critères d’appréciations qui sont laissés à la discrétion du haut commandement qui seul, décide en dernier ressort de l’attribution ou non des médailles.

© CamerPost – Hakim ABDELKADER

  • Diwouta Esther

    Voilà au moins un journaliste qui a pris la peine de comprendre le processus, avant de s’engager dans une diatribe sans fondement comme l’a fait certains médias en mal de sensation forte. Nul n’est oublié dans cette guerre et chacuns de ceux là qui sont au front auront de la Nation ce qu’ils méritent.