Cameroun – Me Charles Tchoungang : « La fonction judiciaire s’est transformée en un instrument de règlements de comptes »

Soirée de dédicace du livre « De l’impossible justice au Cameroun » de Charles Tchoungang | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Soirée de dédicace du livre « De l’impossible justice au Cameroun » de Charles Tchoungang | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Ainsi s’est exprimé l’ancien bâtonnier  de l’Ordre des avocats du Cameroun lors de la cérémonie de présentation et de dédicace de son ouvrage. C’était au soir du mardi 2 février 2016 à Douala. CAMERPOST s’y est rendu. Devant les avocats venus de la Côte d’Ivoire, la Centrafrique, la France et biensûr le Cameroun, les hommes politiques, les hauts gradés de la République, les hommes en tenue, qui ont fait le plein d’œuf d’une des salles de conférences de l’Hôtel Sawa, Me Charles Tchoungang a expliqué les raisons qui l’ont poussé à commettre l’ouvrage intitulé : « De l’impossible justice au Cameroun ».

Il dit avoir  voulu livrer aux avocats du Barreau du Cameroun l’histoire de leur corps. « C’est une œuvre qui a coûté beaucoup de nuits blanches. Le produit d’un esprit formaté par la culture et les juridictions universitaires françaises », avance l’écrivain qui ajoute : « Que ce soit sur les plans civil, commercial, administratif ou pénal, la fonction judiciaire s’est transformé en un instrument de règlements de comptes. Il est question via ce livre de construire un Barreau respecté ». Les abus des droits humains, les disfonctionnements du système judiciaire et juridique au Cameroun, des anomalies dans les prisons du Cameroun, l’exercice difficile du métier d’avocat, voilà entre autres thèmes abordés dans cet opus de 223 pages avec comme couleur dominante : le vert.

« De l’impossible justice au Cameroun » est  composé de 13 chapitres qui plongent le lecteur dans un système judiciaire à la recherche de son indépendance, une politique pénitentiaire illisible, les politiques et libertés au Cameroun, les bilan et perspectives de l’Opération Epervier ainsi que du Tribunal criminel spécial. Le livre est préfacé par Bernard Acho Muna et Akere Tabeng Muna. Deux personnages connus sur la scène publique. Le premier,

Couverture du livre « De l’impossible justice au Cameroun » de Charles Tchoungang | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Couverture du livre « De l’impossible justice au Cameroun » de Charles Tchoungang | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Bernard Acho Muna a été une grande figure de l’Alliance des forces progressistes (Afp), en se positionnant comme l’homme de la reconstruction et la réconciliation. On dit de lui qu’il est crédible, capable d’impulser le changement et

la refondation d’une nouvelle société camerounaise portée vers des valeurs éthiques et la métamorphose des mentalités.

Le second, Me Akéré Tabeng Muna est un avocat doté d’une bonne connaissance des lois et procédures anglo-saxonnes et d’une expérience certaine de gestion de dossiers à l’international. On se souvient qu’il avait hérité de la défense du Président camerounais dans l’affaire des biens mal acquis. Ce n’est donc pas un fait du hasard que « De l’impossible justice au Cameroun » ait été préfacé par ces deux messieurs. Ces derniers ainsi que l’auteur du livre, militent pour que le Cameroun soit véritablement un Etat de droit. Afin que cela en soit ainsi, il faut que « la règle de droit soit appliquée de sorte à ne plus poser problème même aux avocats. Surtout que le 3e pouvoir est comme de nos jours le plus faible, le plus fragile et le plus humilié. L’Etat doit se soumettre à la loi. Chacun est appelé à s’approprier cet ouvrage », a invité Me Charles Tchoungang.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

  • Juste une declaration !

  • Marcel Efoudebe

    Le sujet du livre de Me Tchoungang est évidemment passionnant. Et s’il écrit comme il parle, on peut s’attendre à lire de la belle prose, avec probablement un bel engagement, même si le grand avocat n’est pas forcément un grand homme… Mais la recension du livre est bien mièvre, et on se demande si l’auteur de l’article a seulement lu le livre dont il parle. En fait, tout porte à croire qu’il a plus fait le compte rendu de la soirée de dédicace que la recension du livre. C’est légitime, mais encore faut-il le faire vraiment. Par exemple, il ne s’étonne pas de la présence d’hommes politiques (lesquels???), de hauts gradés (lesquels???), d’hommes en tenue (lesquels???) à la dédicace d’un bouquin écrit par un avocat. Il y a pourtant fort à parier que des hauts gradés et des hommes politiques sont partie prenante (voire protagonistes) de l’impossible justice au Cameroun, pour reprendre le titre de l’ouvrage. Autre curiosité: un préfacier qui a assuré la défense du premier citoyen camerounais dans le dossier des bien mal acquis: voilà qui ferait sentir l’entourloupe, quand on connait la réalité des biens acquis par notre présedent. Cherchez l’erreur!
    Enfin, notre journaliste est tellement impressionné par le joli parterre de personnalités (et la personnalité des préfaciers) qu’il en oublie de nous parler du livre: qui est l’éditeur? Où peut-on le trouver? Combien coûte-t-il? On apprend quand même que le livre fait 223 pages et que sa couleur dominante est le vert. Tu parles d’informations!!!
    Mais bon, c’est promis, je trouverai, j’achèterai – et je lirai! – le livre de Charles Tchoungang. Ne serait-ce que pour m’assurer que l’entourloupe que je subodore n’est pas une vue de mon esprit.
    Amitiés!

  • entre les mains de l’exécutif.

  • entre les mains de l’exécutif.