Cameroun – Marine marchande : le malaise persiste dans la capitale économique

Des grevistes à Bépanda | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
Des grevistes à Bépanda | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

Réunis au sein du Groupement professionnel des marins marchands du Cameroun, ces derniers poursuivent leur grève entamée voilà plusieurs mois. Tôt ce mardi 10 mai 2016, ils ont pris d’assaut leur lieu de sit-in sis à Bépanda à quelques encablures de Camtel. Pancartes en main,  debout et assis, les marins marchands sont mécontents. Ils l’ont fait savoir à CAMERPOST.  «Excellence M. le président de la République, la jeunesse maritime a osé, l’heure est à l’action», «Non au pillage maritime par les autorités compétentes. Les marins marchands réclament leur statut», «les marins marchands privés d’emploi dans leur propre secteur au profit des sociétés de gardiennage et des aventuriers», «le maritime d’abord pour les marins», peut-on lire en guise de messages véhiculés sur les écriteaux.

Les manifestants exigent l’application immédiate et le respect des textes règlementant leur profession. Notamment, le code Isps, tel que prévu par la convention de Solas, et surtout la règle de 75/25 du code de la marine marchande. Cette règle prescrit que l’équipage des navires sous juridiction camerounaise soit constitué à 75% de nationaux et à 25% des étrangers. Or, au Cameroun, c’est plutôt l’inverse.

 «La sécurité de nos plateformes est confiée aux sociétés de gardiennage des étrangers qui à leur tour recrutent les vigiles et les envoient en mer pour des salaires que vous (les autorités, Ndlr) pouvez vérifier», dénoncent-ils. Les grévistes exigent en outre «la délivrance à très court terme d’un agrément des travaux d’entretien à bord des navires (standby-job) et la mise en application du salaire minimum de base du marin, tel que prescrit par l’Itf (International transport workers’ federation, en français la fédération internationale des travailleurs du tranport)».

© CAMERPOST par Linda Mbiapa