Cameroun : Manifestations des réfugiés centrafricains à Bertoua devant le HRC

Des électeurs devant un bureau de vote au camp de réfugiés centrafricains de Garoua-Boulaï (Cameroun), 30 décembre 2015. | CRÉDITS : JOSIANE KOUAGHEU
Des électeurs devant un bureau de vote au camp de réfugiés centrafricains de Garoua-Boulaï (Cameroun), 30 décembre 2015. | CRÉDITS : JOSIANE KOUAGHEU

Des réfugiés centrafricains qui s’insurgent contre les retards observés dans le processus d’enregistrement multiplient des manifestations depuis lundi devant le bureau du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) à Bertoua dans l’Est du pays pour demander une meilleure célérité dans le traitement de leurs dossiers.

Depuis le lancement des opérations d’enregistrement biométrique le26 décembre 2015, les choses ne se déroulent pas normalement sans doute à cause « d’une mauvaise organisation des responsables du HCR.

Après la ville de Bertoua lundi, c’était autour des réfugiés centrafricains à Douala et Yaoundé de prendre le relais de la protestation.

De manière générale, les réfugiés qui dénoncent « le peu de considération » dont ils sont l’objet, ont décidé de « manifester bruyamment pour se faire entendre ».

Selon eux, la situation est insupportable puisque qu’on « nous demande de venir nous faire enregistrer, et nous attendons parfois jusqu’à 2 heures du matin sons qu’on soit reçu », fulminent-ils de colère.

« Cela fait trois jours que nous n’allons pas à l’école. Après plus de deux jours d’attente, on ne nous dit rien », a révélé un élève dans un collège à Douala.

Les opérations d’enregistrement des réfugiés sous la houlette du HCR se sont intensifiées ces derniers mois, surtout depuis que les autorités centrafricaines ont engagé un long processus référendaire et électoral devant déboucher sur le retour à l’ordre institutionnel au plus tard le 31 mars prochain.

« Nous voulons nous faire enregistrer parce que nous espérons rentrer dans notre pays et participer à sa construction avec le retour à la paix », ont-ils expliqué.

Contacté mercredi par APA, les responsables du HCR qui n’ont pas voulu s’exprimer, ont néanmoins promis de « faire une mise au point » avant la fin de la semaine, tandis que des mesures de sécurité ont été renforcées pour contenir la colère des manifestants.

D’après des sources, quelque 300 000 réfugiés centrafricains vivent au Cameroun, notamment dans la région de l’Est, frontalière de la Centrafrique.

© CAMERPOST avec © APA