Cameroun – Lutte contre la mortalité néonatale: des néonatologistes prennent le taureau par les cornes

Cameroun – Lutte contre la mortalité néonatale: des néonatologistes prennent le taureau par les cornes

Un nouveau-né va de 0 jour de vie jusqu’à 28 jours. S’il n’a pas bénéficié des gestes d’un spécialiste, il risque de mourir car la mortalité survient les premiers jours de vie. Voilà ce qu’apprennent à CAMERPOST des experts qui viennent de suivre une formation sur la réanimation néonatale à Douala. Le point avec CAMERPOST.

Combattre la mortalité néonatale

Au travers d’une formation à Douala, pédiatres, sages-femmes, infirmiers en salles d’accouchement, gynécologues et néonatologistes, viennent d’apprendre des gestes qui sauvent et qui permettent de réduire le nombre de morts des nouveau-nés. Pour Serge Dzeukou, responsable Afrique centrale et Ouest de Nestle nutrition institute Africa, la formation des personnels de santé a consisté à les doter des capacités nécessaires en matière de réanimation néonatale.

De ce fait, ajoute Dr Danielle Kedy Koum, néonatologiste et directrice médicale à l’hôpital gynéco-obstétrique de Douala, la démarche de réanimation néonatale consiste à respecter la thermorégulation. Autrement dit « le nouveau-né a besoin d’une certaine température, d’une chaleur pour vivre, il a vécu dans cette atmosphère dans le ventre de sa mère, et donc le décalage brutal peut causer des problèmes », explique-t-elle.

Prendre soin du bébé le plus rapidement possible dès sa naissance

Avant d’enchaîner : « le bébé aura donc besoin qu’on le garde à peu près avec une température qui se rapproche de ce qu’il a toujours eu dans le ventre de sa maman. Ses voies aériennes doivent être libres puisqu’il doit respirer, ce qui ne lui demandait pas d’efforts dans le ventre de sa maman car le placenta l’aidait à faire les échanges gazeux ». Par la suite, en cas de besoin, il faut ventiler l’enfant grâce à un ballon avec un masque qui a une taille adaptée pour la ventilation. Autant de gestes qui sauvent des vies et qui méritent de faire l’objet d’une formation des acteurs de santé concernés.

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