Cameroun – Lutte contre le terrorisme : John Fru Ndi veut se rendre dans l’Extrême-Nord

Ni John Fru Ndi, le leader du Sdf, le principal parti d'opposition camerounais | DR
Ni John Fru Ndi, le leader du Sdf, le principal parti d’opposition camerounais | DR

Le leader de l’opposition au Cameroun a fait l’annonce à Bafoussam dimanche 11 octobre dernier, au cours d’une cérémonie qu’il présidait.

Les populations de l’Extrême-nord, devraient dans les prochaines semaines, recevoir la visite du Chairman du social democratic front (Sdf). « Dès que les pluies vont cesser, je vais me rendre à l’extrême-nord du pays », a annoncé Ni John Fru Ndi. C’était en marge de la cérémonie de pose de la première pierre du siège du Sdf à l’Ouest, tenue dimanche 11 octobre dernier à Bafoussam.

Le patron du principal parti politique de l’opposition au Cameroun, justifie cette prochaine descente, non seulement par la nécessité de toucher du doigt la réalité que vivent les concitoyens de cette partie du pays meurtrie par les assauts répétés des groupes terroristes que l’on soupçonne d’appartenir à Boko-Haram; mais aussi par le désir d’ouvrir davantage les oreilles aux revendications des terroristes.

Laxisme du pouvoir

Si les assauts des terroristes perdurent dans une partie du septentrion, Ni John Fru Ndi pense que cela est la conséquence d’un laxisme patent du pouvoir de Yaoundé. Puisque, explique-t-il connaissant parfaitement les auteurs de cette terreur, pour avoir négocié avec eux au moins cinq fois, il aurait dû s’il le voulait, prendre les mesures qui s’imposent pour préserver les vies humaines. Loin d’être convaincu par la thèse officielle, le président du parti de la balance croit plutôt que derrière les actes terroristes, se cachent un message, mieux une revendication qu’il souhaite élaguer.

«Si Boko-Haram a un problème avec moi Fru Ndi, je lui demande de venir me voir quand je serais à Maroua […] Que les membres de Boko-Haram viennent me faire part de leurs problèmes. Je trouverai des solutions», a-t-il lancé. Et de se montrer quelque confiant de ce que son intervention dans cette guerre, puisse apporter une accalmie. « Lorsqu’il y a eu des problèmes entre les Arabes Choa et les Kotoko, grâce à mon entregent, des solutions ont été trouvées», a-t-il rappelé.

Bien avant l’annonce de leur Chairman, le président du groupe parlementaire Sdf au Sénat, Jean Tsoumelou, exigeaient que lumière soit faite sur le rôle que joueraient certains apparatchiks du pouvoir dans l’invasion de la secte Boko-Haram au Cameroun.

Source : © La Nouvelle Expression

Par Vivien Tonfack

  • @JeTeYaMo un #angoisseur ca ne changera rien a son #Image