Cameroun – Lutte contre Boko Haram : des artistes musiciens soutiennent les populations de l’Extrême-Nord

Une marche de soutien aux forces armées dans la lutte contre Boko Haram, dans les rues de Yaoundé, le 21 janvier 2015. | © AFP/Reinnier KAZE
Une marche de soutien aux forces armées dans la lutte contre Boko Haram, dans les rues de Yaoundé, le 21 janvier 2015. | © AFP/Reinnier KAZE

Ils viennent de composer une chanson intitulée : « Don’t touch my Cameroon ». Elle a été présentée lors d’une conférence organisée le 23 février 2016 à Douala.

Ce sont au total 19 jeunes artistes camerounais qui ont pris leurs micros, guitares et autres instruments dans l’objectif de chanter contre Boko Haram. Réunis au sein d’un collectif qui porte le même nom que leur musique, il est question pour cette cible de rassembler la jeunesse puis conscientiser tous et chacun. Leur message passera par des descentes dans les établissements scolaires, les communications sur les réseaux sociaux, dans les médias, la distribution des CD et l’organisation des concerts. « Nous voulons fortement éduquer et appeler à une mobilisation générale en soutien aux populations de l’Extrême-Nord et même des autres régions qui souffrent des affres de conflits et de terrorisme », ont laissé entendre les membres du collectif.

Une sortie qui intervient au moment où des attentats se multiplient dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Outre cette action des musiciens et au vu du modus operandi de Boko Haram, la communauté musulmane et les enfants font désormais l’objet de toutes les attentions, tout comme les ressortissants étrangers, priés de montrer patte blanche, sous peine d’expulsion. Certaines mesures sont aussi en cours en réponse aux attentats dans le Septentrion, d’autres s’appliquent plus largement. Notamment, l’interdiction des regroupements et fermeture des débits de boisson après 18h ; la multiplication des contrôles et des fouilles. A ce propos, les comités de vigilance ont été encouragés à se développer et les Camerounais sont invités à utiliser un numéro vert afin de signaler tout comportement leur paraissant suspect.

À Maroua, les propriétaires de logement et les chefs de quartiers ont également été priés de s’assurer de la « conformité » de leurs locataires et de leurs administrés. Chacun étant un premier rempart. Dans le même registre, il y a des renforcements des effectifs dans le Nord et des contrôles sur les axes routiers entre les grandes villes camerounaises, en l’occurrence entre Douala et Yaoundé. Selon des personnes ayant emprunté cet axe ces derniers jours, la mesure est déjà effective. Ces contrôles doivent s’accompagner, selon les autorités policières d’une fouille systématique, à l’aide de détecteurs de métaux.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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