Cameroun – Lutte contre le paludisme : André Mama Fouda lance la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées à Douala.

André Mama Fouda, ministre camerounais de la santé publique | Photo d'archives
André Mama Fouda, ministre camerounais de la santé publique | Photo d’archives

C’est ce lundi 22 février 2016 que débute dans la cité économique en particulier et sur toute l’étendue du territoire national en général, la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées de longue durée d’action (Milda). Le lancement de cette distribution a lieu le lundi 22 février 2016, en présence d’André Mama Fouda, Ministre camerounais de la santé publique.

C’est tout sourire que les populations convergent vers les différents points de distribution du précieux sésame. Quatre ans après la première opération en 2011, l’eau a coulé sous les ponts. Mais le paludisme n’est pour autant pas éradiqué. La distribution des Milda vient donc à point nommé. Aux dires des citoyens, la visite du ministre, est  la preuve de ce que le chef de l’Etat, Paul Biya, sait pouvoir compter sur les plus petites unités administratives pour impulser toute action qui contribue à la dynamique du bien-être de tous les Camerounais où qu’ils soient. Confirmation du Minsanté qui assure que : « la lutte contre le paludisme est une priorité du chef de l’Etat. Il a permis qu’en 2011 nous organisions une première campagne avec plus de 8 millions de Milda distribués. Cette année, compte tenu du besoin énorme et du soutien de nos partenaires, nous sommes passés à plus de 12 millions de Milda à distribuer sur l’étendue du territoire national ».

Si la moustiquaire est à ce jour le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour lutter contre le paludisme, les populations doivent toutefois pouvoir l’utiliser à bon escient. C’est du moins ce que rappellent les personnels de la santé dans le Littoral.  Par ailleurs, l’ouverture des travaux du premier congrès international de la chirurgie de la main au Cameroun, ainsi que l’inauguration de la nouvelle maternité de l’hôpital Laquintinie de Douala  ont également constitué les principaux temps forts du séjour du Ministre de la Santé publique dans la ville de Douala.

En guise de rappel, le paludisme à Plasmodium falciparum, variété la plus fréquente au Cameroun (95%), peut être mortel. (1ère cause de mortalité dans le monde). Le Cameroun, en particulier la région de Douala, est situé en zone III de chloroquino-résistance (soit les plus fortes résistances au monde), avec un paludisme endémique toute l’année (Il n’existe pas de saisonnalité). D’où l’observance simultanée d’une protection contre les piqûres de moustiques (insectifuges) et d’une chimioprophylaxie, et la prévention des enfants puis des femmes enceintes.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa