Cameroun – Lutte contre le désordre urbain : 2000 jeunes sur le terrain

Fritz Ntoné Ntoné, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, en superviseur. | Archives/DR
Fritz Ntoné Ntoné, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, en superviseur. | Archives/DR

La 8ème édition du Programme occupations jeunes a été lancée lundi le 8 février 2016 à Douala. La Communauté urbaine de Douala (CUD) qui en est l’initiatrice vient de recruter 2000 stagiaires. Ils auront pour missions principales de veiller à l’assainissement de la cité, lutter contre l’incivisme des populations, et surtout sensibiliser les uns et les autres.

« Dévouement, engagement et responsabilité », telles sont les consignes du Dr Fritz Ntonè Ntonè, Délégué du Gouvernement auprès de la CUD en direction des nouvelles recrues. Il leur a été aussi demandé d’être des acteurs du travail dans la ville. Le programme social de la CUD coûte 150 millions de Fcfa cette année et prévoit quatre ateliers : propreté générale, travaux en régie, adressage, identification des négligences urbaines.  Il est question de rendre la métropole propre en ce moment où  Douala est dans une période de transition entre son ancien plan directeur et le nouveau qui intègre la vision de la ville à l’horizon 2025.

Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala a encouragé les nouveaux venus dans la famille CUD, et les a rassurés quant à l’appui permanent des services de la communauté urbaine. En cette période de saison sèche, « toutes les mesures ont d’ailleurs été prises pour éviter toute entrave au bon déroulement de leurs travaux sur le terrain », a rassuré l’employeur.

Le programme « Occupation jeunes », mis sur pied en 2008, a pour but de lutter contre la pauvreté et le chômage. Ceci en employant tous les mois, chômeurs, diplômés, enfants de la rue. Toutefois, le délégué souligne que ce n’est juste qu’une occupation temporaire, pas un emploi définitif. Du côté des jeunes, c’est la joie. « Nous sommes heureux d’être parmi les 2000 jeunes dans le cadre de ce programme. Primo, cela nous donne de fuir l’oisiveté. Secundo quelle que soit la rémunération perçue, aussi minime soit-elle, elle est la bienvenue car il n’est pas facile de joindre les deux bouts », se réjouit la quasi-totalité des stagiaires.

Par ailleurs, de façon générale, signalons que le désordre urbain gangrène les villes camerounaises, leur donnant l’apparence de vastes jungles fonctionnant sans lois, ni règles. Garages qui débordent sur l’emprise publique, réceptions et fêtes familiales entraînant l’occupation de la voie publique, nuisances sonores occasionnées par des discothèques, tapage nocturne orchestré par des voisins indélicats, insalubrité, habitat dans les zones impropres aux constructions… Le répertoire des Camerounais en matière d’incivisme est bien vaste.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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