Cameroun – Lutte contre la polio :  Toutes les couches impliquées

Le vaccin reste la seule méthode préventive contre la polio | Illustration/DR
Le vaccin reste la seule méthode préventive contre la polio | Illustration/DR

Un forum impliquant autorités administratives, traditionnelles, religieuses, parlementaires et autres forces vives tenu récemment. Une bonne nouvelle sanitaire circule depuis avril dernier au Cameroun. Le pays est sorti de la liste noire des exportateurs du polio virus sauvage. Les neuf cas déclarés ont été maîtrisés. C’est le fruit d’un effort soutenu rendu possible grâce à l’implication du ministère de la Santé publique et ses partenaires. Lesquels acteurs ont organisé de multiples campagnes de vaccination gratuite dans les dix régions, pour riposter contre le fléau. « Mais nous devons rester vigilants », prévient la représentante de l’Unicef au Cameroun, Félicité Tchibindat. Elle faisait partie des autorités qui ont pris part, le 1er et 2 décembre derniers, à un atelier qui s’est tenu à la salle polyvalente du lycée technique de Bertoua. Sous la houlette du gouverneur Grégoire Mvongo, autorités administratives, traditionnelles, religieuses, parlementaires, élus locaux et forces vives de la région se sont mobilisés pour un plaidoyer en vue d’un leadership et d’un partenariat stratégique en faveur de l’éradication totale de la poliomyélite, maladie invalidante, grâce à la vaccination de routine de la mère et des enfants dans la région de l’Est.

C’est un rapport établi sur les derniers mois depuis janvier qui donne cette alerte mobilisatrice dans la région. D’après cette étude, des indicateurs du suivi épidémiologique sont en baisse à l’Est, avec des pourcentages inquiétants d’enfants manqués à la vaccination, des interrogations persistantes des communautés sur la poursuite des campagnes. Face à cela, l’heure n’est plus de dormir sur les lauriers d’avril. Pour camper le décor, un film monté sur les conséquences tristes de la polio est projeté dans la salle. A travers la voix d’Aboul-Aziz Ahmadou, les participants ont compris qu’il est temps d’agir. Les témoignages et les conséquences sont du reste alarmants, et invitent effectivement à l’action.

Or le gouvernement de la République et ses partenaires à l’instar de l’Unicef, prennent leur responsabilité en rendant disponible et gratuit le vaccin contre cette maladie qui peut se propager facilement. La balle devrait être systématiquement saisie par les parents qui ont intérêt à faire vacciner les enfants pendant la période de routine. Un seul but est recherché : la santé, en particulier celle des enfants et de la mère. Les médias sont appelés à jouer leur rôle traditionnels d’éducation, de formation des masses. En insistant sur cette problématique de vaccination de routine. Le gouverneur Grégoire Mvongo pouvait alors espérer qu’un leadership solide sera renforcé, au niveau régionale impliquant les différentes forces. Ceci en vue d’améliorer les performances en matière d’activités vaccinales de ces deux couches vulnérables, l’enfant et la mère.

Source : © Cameroon Tribune

Par Pierre CHEMETE