Cameroun – Lutte contre le braconnage : Deux aéronefs pour renforcer la sécurité dans les parcs de la région du Nord

Deux aéronefs pour renforcer la sécurité dans les parcs de la région du Nord | Photo d’illustration

Les appareils ont été remis par le ministre des forêts et de la faune au cours d’une cérémonie, hier à Garoua. Un matériel pour renforcer la surveillance des aires protégées de la région.

Un appoint de taille en réaction à l’ampleur du phénomène qui menace les parcs de la région. Cité dans un rapport conjoint, PNUD-CITES-TRAFFIC, intitulé, Eléphants in the Durst, l’ancien secrétaire général de l’ONU, déclarait concernant la criminalité faunique « Les braconniers utilisent des armes de plus en plus puissants et sophistiqués dont certaines proviennent croit-on savoir des retombées de la chute de la Libye » dixit, Ban Ki Mon.

Il le fallait

Crées pour conserver le patrimoine, les aires protégées du pays ne portent plus bien ce nom. C’est pour justement pour garantir cette mission de renforcement et de la protection des parcs nationaux et réserves de la région du Nord du pays que ce matériel volant a été pourvu aux gardiens du patrimoine faunique et forestier. Lesquelles unités en proie aux menaces de bandes armées de tout genre.

Le lieu de la remise cérémonie officielle de remise des deux hélicoptères n’a pas été choisi par hasard. La Base aérienne 301 de Garoua a pour principale mission, la surveillance aérienne du territoire. A ce titre, elle va désormais grâce à ces deux engins amplifier son activité quotidienne.

Le commandant de la Base 301 de Garoua, Barthélemy Tsila sait ce qui leur reste à faire dans les parcs de Bouba Djida, de la Faro et de la Bénoué. Pour lui la sécurité qui est faite de façon ordinaire par l’armée de l’air en termes de surveillance, va continuer. C’est dans l’objectif de lutter contre le braconnage et l’orpaillage clandestin, deux pratiques illicites à la mode dans son territoire de surveillance.

Pourtant, le combat n’est pas gagné avec ces acquisitions. Il est demandé au ministre des forêts et de la faune, un effort supplémentaire, notamment, l’aménagement d’une piste d’atterrissage dans les trois parcs de la région et la limitation des mouvements des animaux.  Et, assurance a été donnée par le ministre Philip Ngollé Gwesse, face à ces doléances.

Le phénomène

Seulement en 2012, plus de 500 éléphants ont été décimés par les braconniers dans les parcs de Bouba Djida et WAZA dans le septentrion du pays.

Dans l’un de ses rapports en 2016, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), déclarait l’urgence en Afrique. Ledit rapport établissait un lien étroit entre la chasse à l’ivoire et la tuerie qui touche les populations d’éléphants. Ainsi pouvait-on lire qu’en 20 ans, près de 20% des individus d’éléphants ont été tués, soit un total de 111 000 bêtes.

Le rapport dénonçait l’action « Des bandes criminelles organisées réussissant à faire passer l’ivoire illégalement vers l’Asie qui est le moteur ». Le texte produit lors de la convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages en Afrique du Sud, ajoute que « C’est ce braconnage massif qui est à l’origine du déclin de la population d’éléphants » selon le rapport.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM

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