Cameroun – Lutte contre le braconnage : 2000 défenses d’éléphants saisis et brûlées à Yaoundé

2000 défenses d’éléphants saisis et brûlées à Yaoundé | © AFP / AMOS GUMULIRA / ILLUSTRATION
2000 défenses d’éléphants saisis et brûlées à Yaoundé | © AFP / AMOS GUMULIRA / ILLUSTRATION

Une cérémonie d’incinération d’environ 2000 défenses d’éléphants et 1753 objets d’art en ivoire a été organisée le mardi 19 avril 2016 à Yaoundé. C’est un signal fort à l’endroit des braconniers qui seront désormais traqués et punis sans ménagement.

Si rien n’est fait pour arrêter ou limiter le massacre des éléphants, ils disparaîtront de la surface de la terre dans les prochaines décennies. Par ricochet  les générations futures ne pourront pas voir un spécimen vivant. C’est sans doute pour éviter ce scénario catastrophe que le Cameroun vient de marquer un point dans la lutte contre le braconnage et plus spécifiquement le trafic d’ivoire. De mémoire de journaliste jamais un tel évènement n’a été organisé. Plus de   2000 défenses d’éléphants et 1753 objets d’art en ivoire sont partis en fumée à l’esplanade du palais des congrès de Yaoundé. C’était en présence de Samatha power Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique aux Nations-Unis et invitée spéciale du Chef de l’Etat. De l’avis de la diplomatie américaine, le Cameroun doit par de tels actes s’engager résolument dans la lutte contre le braconnage. Une lutte qui doit nécessairement se mener en synergie les pays voisins et la communauté internationale parce que les braconniers et autres trafiquants ignorent les frontières.

Le représentant du Chef de l’Etat à cette cérémonie, Ministre des forêts et de la faune Philippe Ngole Ngwesse a prévenu que ce genre d’opération marque l’engagement ferme du Cameroun à lutter contre le braconnage, par ailleurs l’opération va se poursuivre voire s’intensifier. Les défenses d’éléphants et autres objets brulés à  Yaoundé sont estimés à près de 2000 milliards de Fcfa sur le marché international. Des articles prisés dont les coûts expliquent et justifient l’ardeur des braconniers et autres chasseurs qui n’hésitent plus à recourir aux armes de guerre pour leur sale besogne. Très souvent ils ont en face d’eux des Eco gardes sous équipés mal rémunérés et logiquement peu motivés. Dans de telles conditions, cette lutte s’annonce ardue et longue.

© CAMERPOST par Hakim ABDELKADER

  • Pourquoi nous les africains sommes si bête. Ces ivoires pouvaient servir même à nos différents amusés. Pourquoi ne pas faire appel aux artisans pour en faire des objectifs arts? Et les revenus de ça on les reverse au trésor public. Ceux qui viennent vous donner les leçons chez eux ils ne les brûlent pas, ils s’en servent pour le décor et donnent la valeur à ça.