Cameroun – Lutte contre Boko Haram : Le quartier général de Shekau attaqué

Capture d’écran de la vidéo diffusée, mardi 17 février 2015, qui met en scène Abubakar Shekau, le leader de Boko Haram. | BOKO HARAM

Des blindés pilonnent ce lieu très escarpé de la forêt de Sambisa, des terroristes ont pris la fuite.

La 21ème brigade des forces armées nigérianes est à pied d’œuvre dans la forêt de Sambisa. Ses militaires engagés dans l’opération Rescue Finale dans la forêt de Sambisa, réputée être le sanctuaire des chefs de Boko Haram, ont engagé des tanks. Le 12 décembre, agissant sur renseignements, ils ont essayé de raser le lieu indiqué comme le poste de commandement de la secte.

« L’endroit est très escarpé sur la montagne et les blindés n’y ont pu accéder », confie un de leurs homologues camerounais de la Force multinationale mixte qui a engagé une section et un peloton blindé dans l’Opération Rescue Finale. Pour pallier cette difficulté du terrain, les blindés ont prolongé leur pénétration dans la forêt pour se positionner à Billancourt Bello. De cette position, ils pilonnent le dit poste de commandement.

De nombreux terroristes se sont enfuis plus à l’Ouest vers une localité nigériane appelée Kopje. La veille, Boko Haram a dépêché deux émissaires. Selon des témoins cités par des confrères nigérians, l’on n’en avait encore jamais vu de pareils. Deux filles âgées entre 7 et 8 ans se sont fait exploser à Kawuri sur l’axe routier Maiduguri-Bama dans l’Etat du Borno Est.

« Elles cherchaient à pénétrer le dispositif des forces armées nigérianes », nous ont expliqué les militaires. Les deux kamikazes sont mortes sur le champ et l’on déplore 17 personnes blessées. Sans doute, la secte acculée espérait par un autre acte odieux démontrer sa capacité de nocivité. Vendredi dernier déjà, deux de ses kamikazes ont essaimé un message de mort à Madagali dans l’Etat de l’Adamawa.

Ils sont arrivés aux alentours de 13 h près de la mosquée de cette ville frontalière du Cameroun. Le marché de Madagali, qui se tient le vendredi, est en effet très fréquenté par des commerçants et autres contrebandiers camerounais. Les kamikazes ont profité de ce que le monde assemblé pour le marché se bousculait pour participer à la prière du vendredi pour déclencher leurs explosifs. Au moins 45 personnes ont été tuées sur le coup et des dizaines d’autres ont été blessées.

Source : © Le Jour

Par Aziz Salatou