Cameroun – Lutte contre Boko Haram : Pourquoi Paul Biya approuve la visite d’une équipe du conseil de sécurité de l’ONU

Le chef de l’État camerounais, Paul Biya | Ph. © CT

La guerre que le Cameroun mène depuis plus de 3 ans contre la secte militarisée Boko Haram va certainement connaitre un tournant majeur au plan diplomatique et sur la sphère internationale avec l’implication effective d’une instance forte et essentielle des Nations unies. Il s’agit du Conseil de sécurité de l’ONU qui s’en mêle, en effectuant une visite de travail en terre camerounaise, sur le théâtre des opérations de la rixe asymétrique contre Boko Haram. Sur très haute approbation du président de la République, une délégation des 15 pays membres constituant le Conseil de sécurité des Nations unies effectue, du 02 au 03 mars 2017, une visite de travail au Cameroun. Dans les détails, il s’agit des 5 pays permanents dotés du droit de véto : Les États-Unis, la France, la Chine, la Fédération de Russie et du Royaume uni, et des 10 pays non-permanents du CS/ONU que sont : la Bolivie, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Italie, le Japon, le Sénégal, la Suède, le Kazakhstan, l’Ukraine et le l’Uruguay. Cela dit, cette visite inédite du Conseil de sécurité arrive-t-elle trop tard, quand on sait que le Cameroun a tôt fait de saisir l’Union africaine, par l’actionnariat personnelle du président de la République, Paul Biya himself, pour une solution globale et légitime contre la secte transfrontalière. C’est dire qu’en déclarant la guerre, en riposte légitime, contre la secte Boko Haram, le 14 mai 2015, Paul Biya, président légaliste et juriste de plein droit, a toujours voulu entourer la bataille de l’Extrême-Nord du sceau de la légalité internationale. Evidemment l’Union africaine fut favorable à la constitution d’une Force Militaire Multinationale de 8700 hommes intégrant l’ensemble des pays du Bassin du lac Tchad et ceux qui ploient sous la menace directe ou indirecte de la secte islamiste.

En tant que pionnier, Paul Biya eut d’ailleurs le mérite de réunir à Yaoundé les chefs d’Etat et de gouvernement concernés, tout autant que sous sa houlette, la FMM fut formée par le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria. C’est d’ailleurs cette force internationale qui a valablement combattu la secte Boko Haram sur les différents fronts. Paul Biya a donc vu net. L’histoire lui donne raison. La riposte militaire sur le terrain où la secte a été mise en déroute s’est faite en toute légalité avec le droit international. C’est aussi au nom du respect des Droits de l’Homme, des règles justes de la guerre et des procédures légales y afférentes que les États-Unis sous l’ancien président Barack Obama décidèrent de l’envoi inédit de 300 Marines américains auprès des forces de défenses camerounaises pour un appui dans le renseignement et dans la formation. Quand on sait la rigueur avec quelle les Américains conditionnent leurs interventions militaires dans le monde, on s’imagine bien que le Cameroun reste dans les confins de la légalité, n’en déplaise aux élucubrations infondées de l’ONG Transparency internationale, à propos de prétendues violations des droits dans la guerre contre Boko Haram…

Un tournant décisif…

La visite d’une équipe des membres du Conseil de sécurité des nations unies au Cameroun arrive à point nommé, cinq mois après la participation du président Paul Biya à la dernière Assemblée générale de l’ONU à Manhattan à New-York, en septembre 2016. Au cours dudit séjour, le chef de l’Etat camerounais avait réaffirmé son attachement au droit international et au respect scrupuleux des Droits de l’Homme, tout en souhaitant la saisine légale et urgente du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est ce qui se fait aujourd’hui. La visite des 25 membres du Conseil de sécurité de l’ONU au Cameroun, en ce début du mois chaud de mars 217 est une grande première pour les pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad en lutte contre Boko Haram. Au cours de cette visite dont l’étape camerounaise coure du 02 au 03 mars, les mandataires de l’ONU vont couvrir l’ensemble des pays concernés jusqu’au 07 mars 2017. Au fait, à quoi sert cette mission onusienne chez nous ? Sans équivoque, le déplacement des membres du Conseil de sécurité des Nations unies a pour objectif d’évaluer la situation sur le terrain de la lutte contre la secte terroriste Boko Haram, et bien évidemment, d’apprécier en même temps les progrès accomplis par les pays membres de la FMM sur le terrain et de jauger les défis à relever, non sans manquer d’identifier les besoins des Etats membres du Bassin du Lac Tchad pour une meilleure formulation de l’assistance de la Communauté internationale à envisager dans ce conflit qui a pris des allures dune guérilla asymétrique via les attentats suicides, l’arme des lâches.

Dans son programme de travail méthodiquement arrêté à l’avance, il est prévu une visite de terrain à Maroua et une rencontre avec les réfugiés et personnes déplacées du fait des exactions de Boko Haram dans leurs pays d’origine. Il s’agit surtout des ressortissants nigérians si nombreux à l’Extrême-Nord du Cameroun. au cours de son séjour, chez nous, la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies sera reçue en audience par les hautes autorités camerounaises. Elle tiendra aussi, sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement une réunion conjointe avec les chefs de départements ministériels concernés par l’objet de sa mission au Cameroun.

 

Par Adolphe Kingué Mbappé,

internationaliste

Poster un Commentaire

2 Commentaires sur "Cameroun – Lutte contre Boko Haram : Pourquoi Paul Biya approuve la visite d’une équipe du conseil de sécurité de l’ONU"

Me notifier des
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Martial Sonkwa

Coco haram

mbarga

le Cameroun avec la sagesse et la bonne stratégie de notre armée a su tenir tête aux terroristes. l’heure est donc venue à l’évaluation du monde entier sur la lutte contre le terrorisme dont le president Paul Biya s’est adonné corps et âme avec tout le peuple camerounais. nous espérons que la collaboration entre le cameroun et les autres Etats qui luttent contre le terrorisme portera ses fruits et qu’enfin le cameroun retrouvera sa paix d’antan dans la region de l’Extrême Nord du pays.

wpDiscuz