Cameroun – Lutte contre Boko Haram : l’armée ratisse Maroua et interpelle plusieurs individus – 24/07/2015

L'armée camerounaise ratisse Maroua et interpelle plusieurs individus | © RFI/OR
L’armée camerounaise ratisse Maroua et interpelle plusieurs individus | © RFI/OR

Plusieurs individus, suspectés d’être des membres de la secte islamiste nigériane Boko Haram, ont été interpellés depuis le double attentat-suicide qui a fait 12 morts et 32 blessés mercredi à Maroua, le chef-lieu de la région camerounaise de l’Extrême-Nord, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Le nombre de personnes interpellées, lors d’opérations de ratissage de la ville et de ses environs, n’a pas été précisé. Toutefois, un haut responsable de la sécurité, joint au téléphone par APA et s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, fait état d”’une dizaine de potentiels terroristes”.

Selon les premiers éléments de l’enquête ouverte après le drame de Maroua, les deux explosions quasi-simultanées, intervenues en début d’après-midi au marché central de la ville, ont été actionnées par deux jeunes filles dont l’âge varierait entre 14 et 15 ans. L’une des terroristes donnait l’air d’une vendeuse ambulante avec son plateau rempli de dattes et l’autre jouait à la mendiante.

A en croire les mêmes sources, les détonations auraient été activées avec un téléphone portable par au moins une personne se trouvant à proximité.

Au lendemain de ces attentats, le président Biya a non seulement condamné ces actes ignobles, mais aussi envoyé sur place son ministre de la Défense Edgard Alain Mebe Ngo’o, en vue de réconforter les familles affligées, de rassurer les populations quant à la détermination du Cameroun à vaincre Boko Haram dont le premier attentat-suicide a été perpétré le 12 juillet dernier à Fotokol, toujours dans l’Extrême-Nord, faisant 13 morts et 32 blessés.

Face aux nouvelles méthodes terroristes de Boko Haram, les pouvoirs publics viennent par ailleurs d’engager une vaste campagne d’éducation civique consistant à sensibiliser les populations, celles de l’Extrême-Nord en particulier, à la détection et à la dénonciation de personnes et colis ‘’suspects”.

Des numéros verts (1500, 115 et 117) ont aussi été mis en service 24 heures sur 24 pour une saisine des forces de sécurité et de défense en cas de besoin.

© Camer Post avec © APA

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