Cameroun – Lutte contre Boko Haram : l’armée déployée dans les montagnes de Mabass – 13/02/2015

Les soldats de l'armée de terre camerounaise déployés sur le poste avancé de Mabass, une colline sur la frontière avec le Nigeria. En bas, des villages occupés par Boko Haram. | © RFI/Olivier Rogez
Les soldats de l’armée de terre camerounaise déployés sur le poste avancé de Mabass, une colline sur la frontière avec le Nigeria. En bas, des villages occupés par Boko Haram. | © RFI/Olivier Rogez

L’armée camerounaise a déployé ses bataillons sur plusieurs centaines de kilomètres. Dans les massifs rocheux, de petites unités d’artillerie défendent les campagnes et empêchent le groupe islamiste Boko Haram de s’implanter en territoire camerounais. Reportage à Mabass, un piton rocheux sur la frontière nigériane dans l’extrême nord du Cameroun.

Au bout d’une piste poussiéreuse, on découvre une dentelle de collines déchiquetée et aride. C’est la frontière avec le Nigeria. Sur un piton rocheux dénommé Mabass, les bataillons d’infanterie motorisés ont positionné leur mortier tandis que les fusiliers de l’air surveillent en contrebas à la jumelle les agissements de la secte Boko Haram.

Le colonel Kodji, commandant de la quatrième région militaire, fait le point : « Ici, nous sommes sur la frontière du Cameroun et du Nigeria. Devant nous, toutes ces localités ont été vidées de leur population et contiennent des éléments de Boko Haram qui viennent de manière sporadique. Ils tentent de faire des incursions pour aller sur notre territoire. »

Les militaires camerounais confiants

La vigilance est constante. Très régulièrement, Boko Haram s’infiltre dans la montagne. Le sergent-chef Nana est le chef de poste : « Il ne faut pas passer en véhicule, ce n’est qu’à pied. Si le terrain nous est favorable, on va faire le travail que le commandement nous demande de faire, [c’est-à-dire] amener la sécurité à la population camerounaise et riposter vigoureusement aux attaques de Boko Haram. »

Le dispositif semble efficace et la petite troupe perchée sur son piton rocheux a un moral d’acier, à l’image du première classe Brahim Boukar : « On a des tireurs d’élite avec des moyens de vision nocturne. Ils tirent même dans le noir. Et on réussit à faire notre opération. Je vous assure que d’ici trois mois, l’histoire va finir grâce à l’armée d’élite camerounaise. »

Des postes comme celui-ci, il y en a désormais à intervalles réguliers sur plus de cent kilomètres tout le long de la frontière avec le Nigeria.

Source : © RFI

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