Cameroun – Lutte contre Boko Haram : Beti Assomo revient du front

Joseph Beti Assomo, ministre camerounais de la défense | DR
Joseph Beti Assomo, ministre camerounais de la défense | DR

Du 26 au 30 octobre dernier, Joseph Beti Assomo a fait le tour du propriétaire dans les casernes et rencontré les autorités et populations locales, pour évaluer la situation sécuritaire dans les deux régions.

Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef) a consacré sa première sortie officielle au lendemain de sa nomination au sein du gouvernement du 2 octobre dernier, à deux régions (l’Extrême-Nord et l’Est) en proie à des problèmes sécuritaires au niveau des frontières. Cette visite de prise de contact avec les chefs d’unités militaires opérationnels s’est déroulée du 26 au 30 octobre 2015, en deux étapes.

En premier lieu, Joseph Beti Assomo, en compagnie du général du corps d’armée, René Claude Meka, chef d’Etat-major des armées, et d’autres hauts gradés de nos forces de défense, s’est rendu à l’Extrême-Nord du 26 au 28 octobre 2015. Dans cette région, peuplée de près de quatre millions d’habitants, les assaillants de la secte Boko Haram font principalement peser l’insécurité dans trois départements frontaliers (Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga, Logone-et-Chari) avec l’Etat de Borno au Nigeria. A Maroua, chef-lieu de l’Extrême-Nord, le Mindef a présidé une importante réunion à huis clos au poste de commandement de la quatrième région militaire interarmées (RMIA4) qui chapeaute les opérations Emergence 4 et Alpha. Il a aussi observé un arrêt au poste de commandement de l’opération Logone pour galvaniser les soldats camerounais et tchadiens qui y travaillent en synergie. A Kousseri (chef-lieu du département du Logone-et-Chari) et Mora (chef-lieu du Mayo-Sava), le Mindef a également rencontré les responsables militaires pour évaluer la situation sécuritaire sur le terrain, les besoins des hommes au front… Les visites au lamido de Maroua, aux sultans de Kousseri et de Mora ont pour objectif de mobiliser les autorités traditionnelles à plus de collaboration dans la lutte contre la secte Boko Haram qui utilise désormais des jeunes filles et garçons comme « bombes humaines ». Il a fait un tour à la base du premier secteur de la Force mixte multinationale, commandé par le général de brigade, Bouba Dobékréo, à Mora.

La deuxième étape de la visite du Mindef était consacrée à la région de l’Est, qui connaît, elle aussi, des problèmes de sécurité du fait de l’instabilité socio-politique en République centrafricaine. Des bandes armées en divagation dans ce pays voisin effectuent des incursions sporadiques sur notre territoire pour se ravitailler. A l’Est, Joseph Beti Assomo a donc effectué une visite de 72 heures, du 28 au 30 octobre. Si à Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est, il a fait le tour du propriétaire de tous les services militaires et échangé avec tous les chefs d’unités militaires respectifs, Joseph Beti Assomo est également descendu sur le terrain. Il s’est rendu à Yokadouma, chef-lieu du département de la Boumba-et-Ngoko qui partage ses frontières avec la République centrafricaine et le Congo Brazzaville. Ici les braconniers font peser la menace sur les espèces en voie de disparition et la coupe illégale du bois. Au dernier jour de son séjour à l’Est, le Mindef a également visité la ville de Garoua-Boulai, porte d’entrée en RCA, important point sur le corridor-Douala Bangui. Mais, des impondérables ne lui ont pas permis de se rendre à Kentzou.

Lors de la séance publique de travail de clôture à Bertoua, le Mindef a tiré les leçons de sa première sortie officielle à l’Extrême-Nord et à l’Est, en précisant qu’il accordait la primeur de son rapport au chef des armées qui l’a envoyé sur le terrain. Il dit avoir transmis, à toutes les étapes, les félicitations du chef de l’Etat aux forces de défense et autres composantes (la gendarmerie, les services du renseignement) qui ont su et continuent de préserver l’intégrité territoriale de notre pays. Aucun centimètre de notre territoire n’est occupé. Il a insisté sur le respect de la discipline au sein de toutes les forces de défense. La collaboration entre les différentes forces de défense d’une part, et entre les forces de défense, les autorités et les populations d’autre part, est un gage de réussite. La valorisation de la défense populaire qui implique une relation forte entre l’armée et les populations. Mais, le mutisme de certains habitants proches des frontières est préjudiciable à cette action. Et le Mindef d’indiquer que le moral des troupes est bon sur le terrain.

Source : © Cameroon Tribune

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