Cameroun – Lutte contre Boko Haram : Amnesty international appelle à la libération de trois jeunes condamnés à 10 ans de prison

Balkissa Idé Siddo, le directeur Afrique de l’Ouest et Centrale d’Amnesty International (en gandoura de couleur verte) face aux médias à Yaoundé | Archives/DR

Dans un communiqué de presse qu’a reçu CAMERPOST ce jeudi 19 janvier 2017, l’organisation réagit sur le procès en appel des citoyens condamnés à 10 ans de prison. Pour Amnesty, les jeunes sont punis « pour une blague. Ce procès doit aboutir à leur libération. Le Cameroun doit annuler la condamnation et la peine de 10 ans de prison ferme infligée par le tribunal militaire à trois jeunes qui n’avaient fait que partager sur leur téléphone un message de plaisanterie sur Boko Haram ».

Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob ont été déclarés en septembre dernier coupables de « non dénonciation d’actes terroristes », et condamnés en novembre, à dix ans de prison ferme. Un fait qui choque Amnesty. « Ces trois jeunes n’auraient jamais dû être arrêtés en première instance d’autant qu’ils n’ont fait qu’exercer leur droit à la liberté d’expression. Leur place n’est donc pas la prison car un simple Sms sarcastique ne peut constituer un motif de condamnation », a déclaré Balkissa Idé Siddo, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

En outre, l’auteur du communiqué souligne que les autorités doivent annuler leur condamnation et les libérer immédiatement et sans condition afin de leur permettre de retourner auprès de leurs familles et poursuivre leurs études. « Elles doivent aussi libérer les dizaines d’autres prisonniers à Yaoundé et Maroua, arrachés à leurs familles et qui verront leur avenir compromis sur la base de preuves minces voire inexistantes », souhaite Amnesty.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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