Cameroun : la lutte contre Boko Haram a renchéri l’essence frelatée

La lutte contre Boko Haram a renchéri l'essence frelatée | DR
La lutte contre Boko Haram a renchéri l’essence frelatée | DR

La guerre contre la secte terroriste Boko Haram qui a poussé le Cameroun et le Nigeria à renforcer les mesures de sécurité dans leurs frontières, a permis de réduire à sa plus simple expression le trafic illicite du carburant entre les deux pays.

Dans une note de conjoncture dont APA s’est procuré une copie jeudi, le ministère camerounais de l’Economie révèle que ‘’dans la région de l’Extrême-Nord, les rares stations-service qui existent tournent désormais à plein régime, depuis le déploiement des forces de sécurité camerounaises le long de la frontière avec le Nigéria”.

Cette guerre contre la secte islamiste a obligé les forces de défense et de sécurité à filtrer toutes les entrées sur le territoire camerounais.

Un tel dispositif sécuritaire a mis à mal l’importation depuis le Nigeria du carburant frelaté communément appelé ‘’zoua zoua” et très prisé par les automobilistes de la partie septentrionale du pays du fait de son prix très abordable : 350 francs CFA le litre contre 630 francs CFA pour le super vendu dans les stations-service.

Les difficultés d’approvisionnement du fait de cette présence des militaires le long de la frontière avec le Nigéria, obligent des importateurs de ‘’zoua zoua” les plus téméraires à emprunter des voies de contournement très longues.

Cela augmente leurs charges et, conséquence, le carburant issu de la contrebande coûte parfois plus cher que le carburant vendu dans les stations-service, soit en moyenne 750 francs CFA le litre contre 650 francs CFA.

© CAMERPOST avec © APA

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