Cameroun : L’industrie de la mode à la traîne

Absence de professionnalisme dans les métiers de la mode, des jeunes en panne de créativité, des stylistes, créateurs, modélistes, designers, qui ne savent pas faire la différence entre ces quatre fonctions et qui ne rêvent plus ; Voilà entre autres d’après Bienvenu Mbogol, promoteur de la Maison Mbogol basée à Douala, ce qui empêche le développement de l’industrie de la mode.

Cameroun : L’industrie de la mode à la traîne

Un atelier d’échanges pour sensibiliser

Ses collaborateurs et lui étaient face à la presse et au public ce jeudi 7 septembre 2017 dans la cité économique. Question de sensibiliser tous ceux et celles qui veulent évoluer dans le secteur de la mode au Cameroun et à l’étranger. « Nous leur demandons de savoir oser, de rechercher l’excellence, d’avoir l’esprit créatif, car jusqu’ici ce n’est pas encore le cas. La mode camerounaise connaît beaucoup difficultés. Il n’y a pas de personnes formées », affirme Bienvenu Mbogol.

Il s’agit-là d’un jeune qui a décidé de venir faire partager son expérience aux Camerounais. Très calé dans le domaine de la haute couture, il y a un an il a ouvert un espace à Douala. Pétri de son talent et de ses performances, il enseigne.

« Il faut savoir toujours connaître sa cible, segmenter, être là à temps, être professionnel, s’inspirer de son environnement. La Maison Mbogol s’est prise comme secteur la haute couture. Qui dit haute couture dit savoir-faire, valorisation d’une image, d’un concept. L’industrie de la mode est vaste. Mais quand on choisit son secteur, il faut assurer et non se limiter à l’à peu près », dit-il.

Ce qu’il faut pour sortir de l’ornière

Ce dernier déplore aussi le fait qu’au Cameroun, il n’y a pas de bureau de style et donc pas de cahier de tendances. « Ce qui fait en sorte qu’on ne peut pas compétir. Et pourtant on devrait vivre de ce métier. Je demande à chacun de nous de tout faire pour se positionner, de se surpasser et de chercher l’irréprochable. Je conseille à chacun de s’inscrire à Protex-Cam pour un meilleur suivi, un encadrement et un succès, pas seulement pour vous mais pour le Cameroun ».

Pour sa part, Caroline Sack Kendem représentante de Protex-Cam, attire l’attention des fashion-designers qu’il « y a du travail à faire car la production est encore au niveau artisanal. Du coup, on ne produit pas assez ni ne vend ». Elle renchérit : « nous avons grand espoir que cela prendra une dimension internationale. Il faut développer l’industrie de la mode au Cameroun en utilisant comme méthode l’encadrement, la formation et l’accompagnement des stylistes ».

© CAMERPOST par Linda

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