Cameroun : L’Etat renforce son positionnement sur le projet d’exploitation du fer de Mbalam – 02/07/2015

L’Etat du Cameroun renforce son positionnement sur le projet d’exploitation du fer de Mbalam | Photo d'illustration
L’Etat du Cameroun renforce son positionnement sur le projet d’exploitation du fer de Mbalam | Photo d’illustration

C’est finalement l’Etat du Cameroun qui mobilisera, en lieu et place de Sundance Resources, la totalité des financements nécessaires à la construction du chemin de fer Mbalam-Kribi (entre 1000 et 1500 milliards de francs Cfa, selon les évaluations officielles), long de 510 km, d’une part, et d’autre part, du terminal minéralier du port en eau profonde de Kribi (environ 450 milliards de francs Cfa), qui permettra d’exporter le fer exploité à partir du gisement de Mbalam-Nabeba, à cheval entre l’Est du Cameroun et la République du Congo.

La junior minière australienne Sundance Resources, dont la filiale camerounaise, Cam Iron, pilote le développement de ce projet minier d’envergure, a révélé cet engagement du gouvernement camerounais le 30 juin 2015, date d’expiration du 2ème délai accordé par l’Etat du Cameroun à ce partenaire, pour la mobilisation des financements nécessaires au développement du projet (2300 milliards de francs Cfa au total).

Selon Sundance Resources, qui avait pourtant confié la recherche des financements à la banque sud-africaine Standard Bank, l’Etat camerounais mobilisera lesdits financements auprès de pays amis, principalement la Chine, le sujet ayant été évoqué lors de la récente visite (du 17 au 21 juin) du Premier ministre camerounais, Philémon Yang, dans l’Empire du Milieu.

Six à 12 mois pour boucler les financements

Cet engagement de l’Etat camerounais est d’autant affirmé que, annonce la junior minière australienne, «le gouvernement a entamé un processus pour sélectionner un entrepreneur EPC pour la construction de l’infrastructure ferroviaire (la société portugaise Mota Engil avait déjà été choisie par Sundance, Ndlr) et portuaire pour appuyer sa demande de prêt auprès des institutions financières. Il est prévu qu’il faudra 6 à 12 mois au gouvernement du Cameroun pour sécuriser leur engagement de financement».

L’accord passé entre le Cameroun et Sundance prévoit que les entités ferroviaire et portuaire qui seront créées dans le cadre de ce projet soient détenues à 98% par l’Etat du Cameroun, tandis que 2% des parts seront gracieusement offertes à Sundance «jusqu’à la date de la première production commerciale», apprend-on, «en reconnaissance du capital investi à ce jour par sa filiale, Cam Iron, et le soutien continu que Sundance fournira vers le développement du rail et des infrastructures portuaires».

Après s’être ainsi départi de la recherche des financements pour les infrastructures du projet de Mbalam-Nabeba, Sundance Ressources se consacrera exclusivement à la mobilisation des financements pour la construction de la mine. Pour ce faire, apprend-on, la junior minière australienne est tenue d’«obtenir un engagement de financement au plus tard 9 mois (ou à une date ultérieure, puisque la convention de Long Stop Date a été prorogée au 26 juillet 2015 avec une possibilité d’extension au 24 juillet 2017) après que le gouvernement du Cameroun ait obtenu son engagement de financement des infrastructures. Si cela n’est pas fait dans le délai convenu, y compris en cas de prorogation, Cam Iron peut, à la demande du gouvernement du Cameroun, être tenu de transférer le permis d’exploration 92 (EP92) à l’Etat du Cameroun sans contrepartie».

Source : © Investir Au Cameroun

Par Brice R. Mbodiam

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