Cameroun : l’espoir au bout de la crise anglophone

C’est du moins ce que pensent les Camerounais en général et les populations des régions anglophones en particulier. Tous saluent la décision du Chef de l’Etat qui vient d’ordonner la libération des leaders anglophones détenus depuis plusieurs mois.

Cameroun : l’espoir au bout de la crise anglophone

Des citoyens exultent de joie

Le centre de Bamenda, le stade de la cathédrale de Bamenda, les différentes places publiques, la ville de Buea, respirent un air nouveau. Les espaces commerciaux ont ouvert leurs portes, les débits de boisson opérationnels. Ce sont des cris de joie par ci, des larmes par là. Des salves d’applaudissement plus loin. Cette ambiance qui prévaut depuis hier mercredi redonne de l’espoir aux anglophones en particulier.

« Nous n’y croyions plus. Cette libération des anglophones, nous l’avions tant demandé. Jusqu’à mardi 29 août 2017 alors qu’il y a eu un autre report du procès pour le 5 septembre, nous étions déboussolés. Contre toute attente, le Président de la République a frappé un grand coup. Merci au Chef de l’Etat », avancent des citoyens joints au téléphone.

La décision du Président Paul Biya anime les débats et amène les uns et les autres à affirmer : « nous sommes sans doute au bout du tunnel. Il est temps que les enfants aillent à l’école. Il est temps que la vie reprenne son cours normal. Nous ne voulons plus des villes mortes ».

Une décision inattendue après un autre renvoi du procès pour le 5 septembre

En effet, le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a ordonné mercredi l’arrêt des poursuites pendantes devant le tribunal militaire de Yaoundé, la capitale, contre des leaders de la contestation anglophone dont le mouvement, depuis octobre 2016, a paralysé les activités socioéconomiques des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, selon un communiqué diffusé en fin d’après-midi par la radio nationale

Il s’agit principalement de l’avocat Nkongho Felix Agbor, de l’enseignant d’université Fontem Neba, du magistrat hors hiérarchie Paul Ayah Abine et de quelques autres activistes dont les noms n’ont pas été précisés, tous membres du Consortium de la société civile anglophone arrêtés entre fin 2016 et début 2017. Les deux premiers cités étaient poursuivis pour coaction de terrorisme, hostilité contre la patrie, sécession, révolution, insurrection, outrage à corps constitués et aux fonctionnaires, excitation à la guerre civile et propagation de fausses nouvelles.

Quant à M. Ayah Abine, brutalement mis à la retraite en juin dernier alors qu’il occupait encore des fonctions d’avocat général près la Cour suprême, il était poursuivi pour son rôle comme leader du Southern Cameroon National Congress (SCNC), le mouvement exigeant la sécession des Cameroun anglophone et francophone. Selon le communiqué y relatif, signé du secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, l’acte du chef de l’État s’ajoute aux multiples mesures déjà prises par les pouvoirs publics en vue de ramener la paix et la sérénité en zone anglophone.

© CAMERPOST par Linda

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1 Commentaire sur "Cameroun : l’espoir au bout de la crise anglophone"

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Patou Gildas Mendji

C’est n’es qu’un début.la grande crise arrive.bande d’ignorants

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