Cameroun : les troncs de bananiers bientôt transformés en produits pour revêtement des murs – 09/07/2015

Les troncs de bananiers bientôt transformés en produits pour revêtement des murs au Cameroun | DR
Les troncs de bananiers bientôt transformés en produits pour revêtement des murs au Cameroun | DR

Le consortium constitué par les entreprises camerounaise Eto’s Farm et française Fibe & Co, ambitionne de construire au Cameroun, dès l’année 2016, une unité de transformation de troncs de bananiers plantains en produits pour revêtements muraux, objets de décoration d’intérieur et d’extérieur, ainsi que les tableaux de bord de véhicules.

Les représentants de ces entreprises, notamment Vladimir Hayot, co-président de Fibe & Co et Roger Samuel Eto, DG d’Eto’s Farm, viennent de rencontrer la ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture, Clémentine Ananga Messina, pour lui faire part de ce projet. Mais, il s’est surtout agi, à préciser Roger Samuel Eto, de s’assurer de la «production pérenne de cette matière première utile pour nos futures usines».

Selon les orientations données aux investisseurs par Mme Ananga Messina, cette unité de production, dont le montant de l’investissement n’a pas été révélé, pourrait bien être construite dans la région de l’Est-Cameroun, présentée par la ministre comme étant le principal bassin de production de banane plantain dans le pays.

Grâce à cette unité industrielle, soutiennent les porteurs du projet, Fibe & Co et Eto’s Farm entendent dupliquer au Cameroun des exemples existants déjà en Europe et en Asie. A en croire Roger Samuel Eto, la future usine ambitionne de produire «100 000 m2 de plaquage par an» pour les marchés local et africain, dont une bonne quantité exclusivement livrée à Fibe & Co, détenteur du brevet en matière de transformation de troncs de bananiers, et qui dispose déjà d’un contrat d’achat ferme dans le cadre de ce projet, a-t-on appris.

Cette usine devrait permettre d’industrialiser la transformation des troncs de bananiers plantains au Cameroun, puisque cette activité existe déjà depuis des lustres, mais sous une forme purement artisanale. En effet, pour l’heure, cette matière première sert à fabriquer un tissu traditionnel appelé «obom», généralement exhibé lors des défilés de mode.

Source : © Investir Au Cameroun

Par BRM

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