Cameroun : les opérateurs étrangers accusés de bafouer les règles régissant l’artisanat minier – 02/08/2014

Selon le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines, Fuh Calistus Gentry, environ 6000 permis d’exploitation minière artisanale ont été jusqu’ici délivrés aux exploitants miniers nationaux, à qui le code minier camerounais accorde l’exclusivité de l’exploitation minière artisanale dans le pays.

Fuh Calistus Gentry (à gauche), secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines avec des opérateurs étrangers.
Fuh Calistus Gentry (à gauche), secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines avec des opérateurs étrangers.

Cependant, a constaté M. Fuh Calistus au terme d’une descente qu’il vient d’effectuer sur les sites miniers concentrés dans la région de l’Est du pays, «beaucoup d’étrangers sont en partenariat avec les locaux» et «ont poussé cette activité au-delà des exigences de l’artisanat minier, en utilisant jusqu’à sept excavateurs avec un centre de lavage».

Ce non-respect des normes régissant l’artisanat minier au Cameroun, souligne ce responsable du ministre de l’Industrie et des Mines, «joue un rôle négatif sur l’environnement et n’a aucun apport sur l’économie nationale».Ceci dans la mesure où, apprend-on, au lieu de se tourner vers l’exploitation minière industrielle, qui est de leur ressort, les opérateurs étrangers, avec la complicité des nationaux, se ruent sur la mine artisanale, activité dans laquelle les «revenus ne sont pas contrôlés et les réserves ne sont pas normalement déclarées».

Source : Investir Au Cameroun