Cameroun : les industriels de la plasturgie crient à la mort du secteur – 18/03/2015

L’Association camerounaise des professionnels de la plasturgie (AC2P) vient de saisir la Premier ministre, Philemon Yang, aux fins de l’alerter quant aux risques de disparition de leur activité en 2015 «si rien n’est fait».

Dans ce document dont APA a pu obtenir copie, ils proposent des solutions permettant de sauver leurs investissements tout en protégeant l’environnement.

Dans le cas contraire, «l’on pourrait atteindre, uniquement dans le secteur de la plasturgie, une chute d’activités de l’ordre de 30% avec la fermeture d’une dizaine d’unités de production et une perte pouvant aller jusqu’à 3500 emplois» au terme de l’année en cours.

Le regroupement professionnel souhaite ainsi la mise en cohérence de différents textes réglementant la fabrication et la commercialisation des emballages plastiques.

Il souhaite la fabrication locale d’emballages biodégradables de faible épaisseur, tout en laissant l’initiative à l’Agence nationale des normes (ANOR) d’en définir les spécificités.

L’AC2P suggère aux pouvoirs publics la révision des coûts et conditions d’obtention du permis environnemental, l’établissement d’une synergie secteurs public-privé dans le cadre de la collecte, du recyclage et de la valorisation des déchets plastiques sur toute l’étendue du territoire camerounais.

Début septembre 2014, ce regroupement professionnel dénonçait «des incohérences, ambiguïtés et même des contradictions entre les textes» ayant conduit à la mesure d’interdiction des emballages non biodégradables en plastique à basse densité, inférieurs à 60 microns d’épaisseur, entrée en vigueur le 1er avril dernier.

Les opérateurs locaux «sont régulièrement confrontés à des tentatives d’arnaques en raison d’une interprétation à tête chercheuse», des contrôles ressemblant «à s’y méprendre à des opérations commandos».

«L’objectif final de préservation de l’environnement reste ainsi une illusion, et la gestion individuelle de déchets par chaque opérateur imposée par la réglementation est irréaliste sur le plan pratique.»

Face au péril du secteur, l’AC2P, avec l’appui du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM), avait ainsi constitué un groupe de réflexion avec pour mission de consolider les propositions issues des entreprises afin d’en faire un document élaboré, en prélude aux concertations avec les pouvoirs publics.

© CamerPost avec © APA

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