Cameroun : Les fragilités du pays mises en lumière par Boko Haram – 19/03/2015

Le président Paul Biya a sollicité une aide militaire internationale pour combattre les militants islamistes du groupe nigérian Boko Haram. © PRC
Le président Paul Biya a sollicité une aide militaire internationale pour combattre les militants islamistes du groupe nigérian Boko Haram. © PRC

Des milliers de Camerounais ont défilé à Yaoundé, le 28 février, pour« soutenir les populations de l’extrême nord et l’armée » dans la lutte contre Boko Haram. Une « grande marche patriotique » avec ses promesses d’union nationale et la certitude affichée d’une victoire finale. La sincérité des organisateurs de cette manifestation, pour l’essentiel des journalistes, et les convictions des participants ne sont pas à remettre en cause, mais la date choisie pour ce rassemblement n’a échappé à aucun observateur. Sept ans plus tôt, le 28 février 2008, s’achevait au Cameroun une semaine insurrectionnelle où des milliers de manifestants avaient pris la rue pour dénoncer le coût de la vie et la modification de la Constitution, permettant au président Paul Biya de se maintenir ad vitam aeternam au pouvoir. La répression fut impitoyable : 40 personnes tuées selon le bilan officiel, près de 140 d’après des ONG locales.

Depuis, M. Biya, 82 ans, est toujours aux commandes de l’Etat et de son régime vieillissant – la plupart des ministres sont septuagénaires. Il s’est engagé dans un combat contre les djihadistes venus du Nigeria, où il s’avère plus aisé de mobiliser que lorsqu’il s’agit de mater une jeunesse en quête d’une vie meilleure et aspirant au changement. Cette guerre circonscrite à la région la plus septentrionale du pays, les autorités camerounaises se sont tout d’abord efforcées de l’esquiver.

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