Cameroun : Les défis du contrôle de la qualité des médicaments

Rose Abondo Ngono, le directeur général du laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments et d’expertise (Lanacome) | DR
Rose Abondo Ngono, le directeur général du laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments et d’expertise (Lanacome) | DR

Le laboratoire chargé d’assurer cette fonction est confronté au manque de ressources financières et d’un personnel qualifié.

Le laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments et d’expertise (Lanacome) a ouvert ses portes mardi au grand public, a constaté camerpost.com sur place. Organisé pour la première fois depuis de nombreuses années, l’événement a drainé toute la journée de mardi, un nombre important de personnalités et de curieux venus découvrir ses secrets. Bien que créé le 12 mars 1996 par un décret présidentiel, le rôle et les missions du Lanacome restent assez mal connus du grand public. Pour Rose Abondo Ngono, le directeur général de cet établissement public, la journée porte ouverte de ce 15 décembre était l’occasion de faire connaitre sa structure aux opérateurs économique du secteur pharmaceutique et autres produits de santé, du secteur agro-alimentaire et cosmétique.

D’entrée de jeu, le Dr Rose Abondo Ngono a tenu à clarifier plusieurs points.  Le Lanacome n’est pas une structure chargée de l’approvisionnement en produits de santé. « Son rôle est de contrôler la qualité des médicaments et des produits de santé et de consommations importés ou fabriqué au Cameroun », explique son directeur général. En clair, le Lanacome intervient sur plusieurs points : les analyses pharmaceutiques, le contrôle de la qualité, l’analyse de l’eau et des boissons, l’analyse des produits cosmétiques, l’analyse des drogues, et des pesticides. « Dans le cadre de nos missions, nous réalisons aussi des expertises sur les médicaments mis sur le marché national et qui provienne d’autres pays », ajoute le Dr Rose Abondo Ngono.

 Un plateau technique à renforcer

Les activités du laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments et d’expertise englobent le contrôle technique et réglementaire du dossier, le contrôle de la matière première, du produit fini et le contrôle microbiologique. Pendant la journée porte-ouverte, le public a pu découvrir le cadre de travail du laboratoire. Situé non loin de la pharmacie du lac, le Lanacome occupe deux vieux bâtiments de configuration assez modeste qui ont récemment reçu des couches de peintures. Sur le site internet on apprend qu’un siège conforme aux normes internationales est en construction. En attendant, la siège actuel compte plusieurs salles (salles des matières premières, salles de chimie, de physique etc.).

Le véritable challenge du Lanacome, vu l’immensité de sa tâche, reste la constitution d’un plateau technique. « Nous avons besoin de moyens financiers pour fonctionner. Nous voulons aussi que notre plateau technique soit renforcé chaque année », a indiqué le Dr Rose Abondo Ngono à la presse. L’institution est également confrontée à l’épineux problème de ressources humaines. Avec une vingtaine d’employés comprenant des pharmaciens, des analystes, et des techniciens, la structure dit avoir besoin de personnel qualifié.

L’autre cheval de bataille de ce laboratoire reste sa reconnaissance comme une institution de référence en matière du contrôle de qualité. Le Lanacome souhaite être présent pour des expertises lors de la saisie des produits de la contrebande aux frontières par exemple.

© CAMERPOST par Florence Ngwa

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