Cameroun : Les contours de la Force multinationale contre Boko Haram – 06/02/2015

Edgard Alain Mebe Ngo’o,  ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.
Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.

En ouvrant les travaux des experts jeudi, le Mindef Edgard Alain Mebe Ngo’o les a appelés à des solutions concrètes.

« Je voudrais le dire avec force, Boko Haram n’est pas une fatalité. Il faut vouloir et pouvoir éradiquer ce fléau. La volonté politique existe. A vous les experts de relever le défi de donner à la Force mixte multinationale de la CBLT les moyens de sa mission. » Edgard Alain Mebe Ngo’o s’est voulu clair à l’endroit de la soixantaine d’experts réunis depuis hier dans la salle des huis clos du palais des Congrès de Yaoundé. Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense a rappelé les attentes de l’Union africaine et des pays membres de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) à l’issue de cette réunion qui doit permettre l’élaboration du concept d’opération de la Force mixte multinationale (FMM) de 7 500 hommes décidée par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine lors des travaux de la semaine dernière à Addis-Abeba. « L’Afrique, autant que la communauté internationale dont l’attachement viscéral à la paix et à la sécurité internationale n’est plus à démontrer, attendent de vous des résolutions pertinentes, innovantes devant permettre d’éradiquer durablement la menace Boko Haram, a-t-il fait savoir, non sans rappeler l’engagement du président Paul Biya à conduire avec le soutien du Tchad, de la FMM de la CBLT et de la communauté internationale, le combat contre la secte terroriste « jusqu’à son éradication totale. »

Edgard Alain Mebe Ngo’o a souligné le caractère crucial et déterminant des travaux qu’abrite la capitale camerounaise depuis hier, et ce jusqu’à demain. Le déploiement effectif et rapide sur le terrain de la Force mixte multinationale de la CBLT est en effet tributaire de la qualité des travaux que vont produire les experts venant des Nations unies, de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne, de l’Organisation de la coopération islamique, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, de la Commission du Bassin du Lac Tchad, du Bénin, de France, de Grande Bretagne et des Etats-Unis d’Amérique. « Le concept d’opération, le concept de soutien logistique et les règles d’engagement qui en résulteront, constituent les préalables indispensables qui permettront à l’Union africaine de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies », pour donner à la FMM la légalité et la légitimité internationales, de même que les ressources destinées à soutenir les opérations sur le terrain. Au nom du chef de l’Etat, chef des armées, il a traduit la gratitude du Cameroun « pour la détermination et l’engagement dans la conduite de l’ensemble du processus qui aboutit aujourd’hui à la réunion des experts chargés d’élaborer l’opérationnalisation de la Force mixte multinationale de la CBLT. » Avant le Mindef, les représentants de la CBLT et de l’Union africaine ont rappelé les atrocités commises sur le terrain par les membres de la secte islamiste qui fait de très nombreuses victimes parmi les populations civiles, les derniers faits remontant à avant-hier dans la ville camerounaise de Fotokol dans la région de l’Extrême-Nord. Estimant de ce fait qu’il est temps d’y mettre un terme.

Outre certains membres du gouvernement camerounais, la cérémonie d’ouverture d’hier s’est déroulée en présence de nombreux chefs de missions diplomatiques africains, des pays membres de l’Union européenne, de la Russie, et des Etats-Unis d’Amérique.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Francis BELIBI

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1 Commentaire sur "Cameroun : Les contours de la Force multinationale contre Boko Haram – 06/02/2015"

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Alyx Ngouchenken

s’il vous plait , il me semble après lecture sur tous les faits relatés sur ce qui se passe au nord du CAMEROUN que l’on ne soit pas en face de la même organisation qui sévit dans le pays voisin à mon humble avis il est temps de donner une autre dénomination à ce groupement de personnes qui veut nuire à l’intégrité de ce pays qui est le CAMEROUN, nous avons nos problèmes et ce n’est nullement par la guerre que l’on peut résoudre quoi que ce soit merci

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