Cameroun : Les changements climatiques à l’origine de la baisse de la production agricole – 05/05/2015

Les changements climatiques à l'origine de la baisse de la production agricole au Cameroun | DR
Les changements climatiques à l’origine de la baisse de la production agricole au Cameroun | DR

Les changements climatiques seraient à l’origine de la baisse de certains produits agricoles au Cameroun, en l’occurrence, des produits vivriers et maraichers qui subissent le contrecoup des caprices de la pluviométrie.

C’est notamment le cas pour les producteur de maïs, tomate, choux, carottes, arachides, mil et sorgho, qui déclarent subir d’énormes pertes à cause des changements climatiques.

A en croire Jean Tena, agriculteur basé à Foumbot dans la région de l’Ouest, sur une superficie de quatre hectares, produisant près de 120 tonnes de maïs en quatre campagnes, grâce à un système d’irrigation gravitaire, il en a récolté à peine 70 tonnes de maïs l’année dernière.

Pire, pour la campagne agricole de cette année, cet agriculteur table sur une production de maïs de 20 à 25 tonnes, alors qu’il respecte l’itinéraire technique préconisé, depuis vingt-cinq ans qu’il exerce dans cette activité.

A l’origine, de cette chute drastique de la production, explique-t-il, l’espacement des pluies durant la saison pluvieuse.

« Nous avons commencé à semer depuis quelques mois. Mais quand il pleut aujourd’hui et qu’on attend deux à trois semaines pour revoir une autre pluie, les plantes souffrent. Conséquence : il y aura baisse de rendement à la récolte ».

D’après lui « avec trop de soleil, on ne peut pas atteindre le même résultat. Les plantes ayant besoin d’une certaine quantité d’eau pour mieux se développer il faut qu’il pleuve deux à trois fois par semaine pour que les plantes puissent bien croître. »

Dans la plantation de cet agriculteur apprend-on, le feuillage du maïs n’est plus tout à fait verdoyant. Les feuilles sont sèches, renfermées sur elles et « ce n’est qu’en soirée qu’elles retrouvent leur forme », précise-t-il.

Le même phénomène est observé pour d’autres cultures à l’instar de la tomate ou encore du haricot.

Une situation qui aura un effet sur le coût des produits, étant donné que « quand je récolte généralement le maïs frais, je vends le sac de 100 kg à 7 500 francs CFA. Aujourd’hui, ce sac coûte 10 000 francs CFA », ont rapporté des producteurs pour qui «si le soleil continue ainsi, ce sac de 100 kg de maïs coûtera 15 000 francs CFA».

© CamerPost avec © APA

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